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16 juin 2021

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Deux policières luttent pour mettre un frein à la violence conjugale

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©Stéphane Fortier - La Revue

Joëlle Laparé, matricule 331, et Martine Milton, matricule 343, ont été citées par le gouvernement du Québec en raison de leurs actions dans la lutte contre la violence conjugale.

Deux policières du Service de police de Terrebonne/Sainte-Anne-des-Plaines/Bois-des-Filion font véritablement figure de précurseures en matière d’interventions face à la violence conjugale depuis maintenant trois ans. 

L’importance de l’œuvre des policières Joëlle Laparé et Martine Milton est telle que la ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault, les a même citées lors de son annonce d’une aide financière de 223 M$ aux corps policiers pour le soutien aux victimes de violence conjugale, le 23 avril dernier. Elles ont effectivement été en grande partie à l’origine de cette annonce, puisqu’elle n’est pas étrangère à la persévérance des deux agentes de la paix et aux démarches qu’elles ont effectuées auprès des instances gouvernementales. L’aide financière annoncée viendra soutenir le projet innovateur de suivi auprès des victimes de violence conjugale et sexuelle que le Service de police a déjà mis en place.

« En tant que policières, comme nous sommes confrontées à des cas de violence conjugale, nous avons le devoir de faire avancer la cause », disent d’entrée de jeu Mmes Laparé et Milton.

Sensibilisées depuis longtemps

Les deux agentes de liaison en matière de violence conjugale avaient déjà créé un programme d’aide aux victimes en 2018, programme qui a été bonifié cette année. « À la base, dans les 7 à 10 jours suivant la première intervention policière, nous faisions un suivi auprès des victimes en communiquant avec elles, en leur donnant des informations supplémentaires, notamment sur les ressources susceptibles de répondre à leurs besoins, et en leur expliquant les dispositions législatives », mentionne Joëlle Laparé. « Si, auparavant, un seul suivi était effectué auprès de la victime, masculine comme féminine, maintenant, c’est un suivi qui peut se poursuivre pendant toute la durée des procédures judiciaires, jusqu’à la sentence. Nous notons également les conditions particulières de l’agresseur et vérifions si elles sont respectées », ajoute Martine Milton, avant de préciser qu’« au moins 20 % des victimes de violence conjugale sont des hommes ».

Concertation et prévention

Autre élément important, toutes les ressources appelées à intervenir en matière de violence conjugale agissent en concertation. « Nous n’agissons plus en silo, tous les partenaires savent ce que l’autre fait, des partenaires comme la DPJ ou les maisons d’hébergement, par exemple, et nous partageons nos expertises. Cela contribue à rendre plus efficaces nos démarches et allège tout le processus pour la victime », fait remarquer Martine Milton.   

Les deux agentes, qui comptent déjà 13 ans de service dans les forces policières, s’assurent également de la mise à jour des connaissances et des compétences de leurs collègues agents.

Quant au programme, il renferme autant un volet préventif qu’un volet répressif. « C’est bien beau d’aider les victimes et d’arrêter les agresseurs, mais il faut aussi venir en aide à ces derniers. Chaque fois, nous donnons les ressources d’aide autant à l’agresseur qu’à la personne agressée. Le cycle de la violence est hyper pernicieux. D’où l’importance de la prévention », affirme Joëlle Laparé en conclusion.

Bien sûr, ces quelques lignes ne font ressortir qu’un aperçu de ce que peuvent accomplir les deux policières dans le domaine de la violence conjugale, mais l’approche humaine et organisée qu’elles ont développée a des répercussions partout au Québec et est devenue un modèle à suivre. 

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