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23 mars 2022

Stéphane Fortier - sfortier@lexismedia.ca

Valoriser l’importance de l’intégration socioprofessionnelle

SEMAINE DE LA DÉFICIENCE INTELLECTUELLE

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©Stéphane Fortier - La Revue

Eddy Assenza assure que son travail lui permet de développer son autonomie et de nouvelles habiletés. Il est ici en compagnie de Véronique Gaudet, directrice de DIDA.

L’organisme DIDA (Défi-Intégration-Développement-Accompagnement) joue un rôle majeur dans la communauté en ce qu’il permet à des adultes de 21 ans et plus présentant une déficience intellectuelle d’intégrer le marché de l’emploi. 

En cette Semaine québécoise de la déficience intellectuelle, il convient de mettre en valeur le travail effectué par l'équipe de DIDA afin que des personnes puissent développer des habiletés et des compétences sociales et professionnelles.

« En plus d’offrir des activités socioprofessionnelles à des adultes ayant une déficience intellectuelle, nous sensibilisons la communauté afin qu’elle reconnaisse tout leur potentiel », mentionne d’entrée de jeu la directrice générale de DIDA, Véronique Gaudet. Au total, 38 participants provenant des MRC Les Moulins et de L’Assomption prennent part aux activités. « À la base, la plupart œuvrent à l’Hôpital Pierre-Le Gardeur. Une entente avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière permet d’offrir à nos participants de la région sud des activités contributives pour l’Hôpital Pierre-Le Gardeur et le Centre multiservice de santé et services sociaux Claude-David. Nos équipes produisent certaines tâches qui, normalement, sont dévolues au personnel administratif, comme la manutention ou le montage de dossiers qui sont acheminés aux travailleurs de la santé. Actuellement, nous en avons 16 qui effectuent ce travail, mais quand la pandémie nous aura quittés, nous pourrons en avoir une vingtaine. Ça facilite grandement travail du personnel de la santé, croyez-moi », indique Mme Gaudet.

De plus, tous les vendredis, des usagers viennent chez DIDA confectionner des bracelets et des bagues à l’aide de billes. « Ces objets sont ensuite vendus lorsque nous participons à différentes activités dans la communauté, comme des marchés publics, ou dans des kiosques de sensibilisation », fait savoir la directrice.        

Bénéfices

DIDA permet aux bénéficiaires de développer une compétence sociale et humaine qui facilite leur intégration. « Ils sentent que leur travail est utile. Ça leur donne une fierté, la fierté de contribuer à la société », remarque Suzanne Camden, qui, avec Monique Lamontagne et Gisèle Desjardins, a fondé l’organisme il y a neuf ans. « Ils ne sont pas rémunérés pour leur travail, mais ils en retirent quelque chose de très important : la valorisation », soutient Véronique Gaudet.

En plus de développer leurs habiletés dans un travail, les bénéficiaires de DIDA apprennent à socialiser et à développer des qualités personnelles. « Ils ont toujours le souci du travail bien fait. Certains sont même susceptibles d’intégrer le vrai marché du travail », ajoute Mme Gaudet. « L’organisme est reconnu dans toute la région, tout comme la qualité du travail des usagers, d’ailleurs », renchérit Mme Camden.  

Un objectif? « Continuer à développer nos services et implanter un point de services dans la MRC Les Moulins et pas seulement à Repentigny. Ça fait loin de venir à Repentigny quand on demeure à La Plaine. Nous voudrions aussi diversifier les tâches, en offrir qui seraient plus physiques », de conclure Véronique Gaudet.

Lisez également : Un parcours vers l’autonomie, Se rapprocher du marché du travail, L’APETL sur la voie du changement et Une personne avant tout.

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