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12 octobre 2022

Stéphane Fortier - sfortier@medialo.ca

Pas facile de recruter des chauffeurs d’autobus scolaire

LA RELÈVE SE FAIT RARE

2022chauffeurs

©archives

Il manque de chauffeurs d’autobus scolaire au sein des entreprises de transport qui desservent le sud de Lanaudière, particulièrement Terrebonne et Mascouche.

Le milieu scolaire ne l’a pas facile par les temps qui courent, car non seulement il manque d’enseignants et de professionnels en services de garde, mais les transporteurs scolaires peinent à recruter des chauffeurs.

Chez Transco, qui dessert huit divisions dans le grand Montréal, il manque une centaine de chauffeurs pour répondre aux besoins. « À Mascouche et à Repentigny, il nous faudrait 40 chauffeurs de plus », signale Ryad Azzouni, responsable du recrutement. Chez Autobus Yves Séguin et Fils, entreprise basée à Terrebonne qui couvre Terrebonne ainsi que les centres de services scolaires des Mille-Îles et de Laval, on vit également des problèmes de recrutement. « Il nous faudrait encore six chauffeurs, mais pour une personne qu’on engage, il y en a deux qui démissionnent », indique Natacha Deplantie, répartitrice.

Les bris de service sont alors inévitables. Si chez Yves Séguin, cela n’arrive heureusement pas si souvent, chez Transco, c’est un problème. « C’est sûr que si nous pouvions compter sur plus de chauffeurs, il n’y aurait pas du tout de bris de service », fait remarquer Mme Deplantie. « Le pire, c’est que chaque fois que ça arrive, nous sommes pénalisés. Nous devons payer une amende à celui qui nous emploie, en l’occurrence les centres de services scolaires », rapporte Ryad Azzouni.   

Les jeunes ne sont pas intéressés

Un autre phénomène que les entreprises de transport remarquent, c’est que le personnel âgé de 50 ans et plus est devenu la norme chez les chauffeurs. Certains, chez Transco, sont même sortis de leur retraite pour combler des besoins. « Ce métier n’attire pas les jeunes pour différentes raisons, déplore M. Azzouni. Le salaire, les heures de travail, les horaires coupés… Même si chez nous, on garantit 30 heures de travail minimum à 20 $ de l’heure, c’est difficile de recruter. » « Il n’y a pas beaucoup de relève », observe aussi Natacha Deplantie.

À l’heure actuelle, plusieurs compagnies de transport scolaire sont en négociation avec leurs chauffeurs, et les salaires pourraient éventuellement grimper. Plusieurs offrent encore 16 $ ou 17 $ de l’heure, un taux qui pourrait passer à au moins 18 $. « Il est normal que les gens et les jeunes en particulier priorisent une belle qualité de vie, mais chez nous, les conditions sont pourtant excellentes », soutient Ryad Azzouni.

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