Il manque toujours d’enseignants dans nos écoles

  • Publié le 2 nov. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Stéphane Fortier

Le Syndicat de l’enseignement de la région des Moulins (SERM) a déposé, le 31 octobre, les demandes sectorielles pour le renouvellement de la convention collective du personnel enseignant.  

En cette fin du mois d’octobre, il manquait encore deux enseignants permanents et il restait une vingtaine de contrats à attribuer.

Le SERM souhaite rappeler les causes profondes de la pénurie d’enseignantes et d’enseignants. « Ça fait des années qu’on voit venir la situation sans que les gouvernements prennent le problème à bras-le-corps, mentionne Jean-Louis Bray, président du SERM. Il est difficile de garder nos enseignants. Cinq ans après leur arrivée en poste, 40 % des nouveaux enseignants quittent [le métier]. La clientèle a changé au fil des années et la tâche s’est alourdie, sans oublier que les déséquilibres sur le plan de la composition de la classe ne font que s’amplifier. »

Selon lui, des solutions existent. « Il faut diminuer le ratio d’élèves au secondaire, créer des classes spéciales pour les élèves ayant des besoins particuliers et ne plus les retrouver dans les classes régulières. Il faut absolument alléger la tâche des enseignants. Il y a beaucoup trop d’à-côtés. Ils siègent à des comités pour toutes sortes de raisons et de projets et pas toujours de leur pleine volonté. Il y a un grand ménage à faire. Si on veut attirer de nouveaux enseignants, retenir ceux qui sont présentement en poste et inciter ceux qui ont accepté de nous prêter main-forte dans les dernières années à se qualifier, il n’y a pas mille solutions : il faut améliorer les conditions d’enseignement », martèle le président.

De plus, selon M. Bray, les enseignants québécois sont moins bien payés que leurs collègues canadiens. « Malgré un rattrapage salarial partiel à certains échelons, les enseignantes et enseignants du Québec reçoivent toujours une rémunération inférieure à la moyenne canadienne. Le premier ministre, qui aime bien se comparer à l’Ontario et à la moyenne canadienne, en avait pourtant fait un engagement ferme, qu’il n’a toujours pas respecté. Les conditions actuelles ne permettent pas d’attirer et de retenir suffisamment d’enseignants dans la profession. D’entendre François Legault (premier ministre du Québec) ou Bernard Drainville (ministre de l’Éducation) enjoliver la réalité quant à leur salaire, ça décourage notre monde », de conclure le président du SERM.

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