Entretien avec un piano

  • Publié le 27 nov. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Stéphane Fortier

En allant faire une entrevue chez le grand violoniste Alexandre Da Costa, votre journaliste, qui devrait être enfermé dans une chambre capitonnée et vêtu d’une camisole de force au lieu d’être en liberté, a eu l’idée de jaser avec un… piano.  

Journaliste : Qui êtes-vous? 

Piano : Je suis un instrument de musique polyphonique à clavier dont les cordes sont frappées par des marteaux. 

J : Flûte! J’étais pourtant sûr que vous étiez un piano.  

P : Bon, un virtuose de l’imbécilité. Ça commence bien.  

J : Autre question, vous êtes un mâle ou une femelle? 

P : Je suis un piano à queue, ça vous donne une idée. Et pas touche.  

J : Et quand vous rencontrez une femelle, vous lui dites? 

P : Bonjour, Magamme! 

J : On m’a raconté que vous aviez été en conflit avec une guitare. 

P : C’est vrai. On ne s’accordait pas. 

J : Oh! Je vois que vous avez l’air de souffrir un peu. 

P : J’ai des problèmes avec mon Do. 

J : On m’a dit aussi que vous étiez allé à l’école. 

P : Oui, et j’avais toujours de bonnes notes, tu sauras.  

J : Vous avez déjà rencontré plusieurs personnalités politiques, m’a-t-on dit.  

P : Oui, le dernier en date était le député solidaire Sol Zanetti, dans un hôtel. En quittant, il avait oublié sa clé de chambre et je me suis dit, tiens! c’est la clé de Sol. 

J : Que préférez-vous pour déjeuner? Des céréales Kellorgue? Ha! ha! ha! 

P : …? Met-la en sourdine, veux-tu?  

J : Désolé. Vous vous êtes lié d’amitié avec une chanteuse américaine.  

P : Ah! Vous parlez de Madame Oven. Elizabeth de son prénom. C’est celle qui avait arrosé son siamois avec de la peinture. Elle l’appelait son petit chat peint.  

J : Son petit Chopin? 

P : En passant, un pianiste serait très malheureux comme joueur de hockey. Il joue toujours sur le banc. Ha! ha! ha! Moi aussi, je peux dire un concerto de niaiseries.  

J : Avez-vous peur de l’avenir? 

P : Non. J’espère juste que je ne perdrai jamais les pédales. Remarque que perdre les pédales, ce n’est vraiment pas dans mes cordes. Je dois dire clavier difficile parfois. 

J : Me joueriez-vous une petite toune avant de partir?  

P : Je peux te jouer une grosse toune. 

J : Une grosse toune, c’est une toutoune? Ha! ha! ha! Bon, ben, bye, là.  

Articles les plus consultés

Julie et Geneviève travaillent de concert sur le montage du parcours.  (Photo Médialo - Raphaël Isselet)
Culture

Un parcours gratuit pour Halloween à Saint-Lin-Laurentides

Chaque année, depuis une dizaine d’années, Geneviève Cherrier crée un parcours terrifiant pour ses enfants.
Olivier Croteau participe à des salons littéraires et des salons de jeu. (Photo gracieuseté )
Culture

Avec Olivier Croteau, on joue en lisant

Olivier Croteau, qui a grandi à Terrebonne, publie un nouvel ouvrage dans  le style « Un livre dont vous êtes le héros ».
Culture

Le Musée d’art de Joliette dévoile trois nouvelles expositions et une murale

Le Musée d’art de Joliette vient d’inaugurer trois nouvelles expositions, dont celle qui vise à souligner son 50e anniversaire.