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Reflet économique - Articles

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29 novembre 2023

Gilles Bordonado - redactionlarevue@medialo.ca

Cyberkar en pleine croissance - Technologies haut de gamme pour les véhicules d’urgence

40e - Reflet économique 2023-2024

Fondée en 1994 par quatre professionnels audacieux, ­Cyberkar, une entreprise de ­Terrebonne spécialisée dans l’intégration de technologies et d’informatique dans les véhicules d’urgence, roule sur les chapeaux de roue.

Cyberkar

­On reconnaît deux des quatre dirigeants de ­Cyberkar : ­Jonathan ­Boivin, directeur ­Développement des affaires, et Éric ­Deschênes, directeur ­Technologie. (Photo : ­Arbour Photographe)

La naissance de ­Cyberkar est peu commune. Son histoire prend sa source avec ­Gérald ­Boivin, le père d’Adam, ­Jean-François et ­Jonathan ­Boivin. Jeune policier retraité, ­Gérald joint une firme spécialisée dans les télécommunications pour services d’urgence. Ses trois fils, techniciens spécialisés, bachelier en sciences humaines et ingénieurs en automatisation et en informatique, l’y rejoindront au cours des ans, rencontrant au passage Éric ­Deschênes, qui complètera le quatuor d’associés de ­Cyberkar.

« ­En œuvrant dans le domaine des télécommu-nications et en analysant les besoins des services policiers, nous voyions bien que les véhicules policiers intégraient de plus en plus de technologies. Ces autopatrouilles devenaient de véritables bureaux mobiles. À notre avis, elles avaient un grand besoin d’amélioration et de simplification sur le plan de l’automatisation, de l’ergonomie et de la sécurité.
Nous avons donc développé une solution qui s’adapterait aux autopatrouilles, mais aussi aux camions de pompiers, aux ambulances et même aux véhicules disposant d’informatique et de technologies à bord. Nous avons d’ailleurs vendu des systèmes à ­Exo et à ­Hydro-Québec pour certains de leurs véhicules. Hydro a même fait appel à nous pour équiper 600 de ses nacelles d’un système répondant à ses besoins », de souligner ­Jonathan ­Boivin, directeur ­Développement des affaires.

La solution, qui porte le nom de ­Kommander, permet une navigation simplifiée entre les différentes technologies montées sur un véhicule de façon ergonomique dans une tablette ou un ordinateur à même le tableau de bord. On peut y retrouver, entre autres, les fonctions informatiques, de la caméra vidéo, du système de communication et de la télémétrie du véhicule. C’est un ­tout-en-un.

En perpétuelle croissance

Agile, la firme peut réaliser l’intégration d’une simple tablette programmée ou s’attaquer à la préparation technologique complète d’un véhicule. « ­Notre solution est flexible et clé en main. Nous nous adaptons aux besoins de chaque client », indique ­Jonathan ­Boivin. Conservant la gestion de la programmation et de l’intégration de sa solution, ­Cyberkar a rapatrié l’essentiel de la fabrication de certains éléments physiques, dont les tableaux de bord, ouvrage qu’elle ­sous-traitait à ses débuts. Avec le temps, la firme a développé un inventaire complet de gyrophares et d’accessoires, dont des ­pare-chocs poussoirs qu’elle a ­elle-même développés.

Travaillant à ses débuts essentiellement pour des corps policiers du ­Québec et du ­Canada, l’entreprise a vu son marché s’ouvrir à l’exportation, qui représente maintenant 10 % de son chiffre d’affaires.

Certains de ses systèmes ont aussi trouvé le chemin des ­États-Unis (la police de ­Chicago est un excellent client), de la ­France, de l’Allemagne et même d’Abu ­Dhabi au ­Moyen-Orient. « ­Nous offrons un service complet à nos clients ; la vente des équipements et des logiciels, l’installation, mais aussi l’entretien et la mise à jour par contrats de service. Le potentiel est immense pour nous », d’ajouter M. Boivin, qui souligne que l’entreprise a bien grandi depuis sa fondation dans le ­sous-sol de la résidence de son frère ­Adam. « ­Je me rappelle qu’on allait même à la banque à vélo ! », se ­remémore-t-il.

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­Ici, les quatre actionnaires de ­Cyberkar posent sur cette photo d’archives : Éric ­Deschênes, directeur ­Technologie, ­Jonathan ­Boivin, directeur ­Développement des affaires, ­Adam ­Boivin, directeur ­Opérations, et ­Jean-François ­Boivin. Ce dernier préside aussi ­Cloud ­Monitored ­Objects, firme qui dispense des services à ­Cyberkar. (Photo : ­Arbour Photographe)

Plan stratégique

Les possibilités de croissance étant gigantesques, ­Cyberkar a pris la décision de prioriser certains créneaux d’avenir, puisque le nombre de clients ayant des véhicules d’urgences à qui offrir la solution est trop important.

Tout en s’assurant de bien desservir ses clients existants dans les secteurs policiers, de la prévention des incendies et des services publics, son plan stratégique tendra à approfondir son association avec le domaine ambulancier. « ­Nous sommes d’ailleurs heureux qu’Ambulances ­Demers, une entreprise québécoise cheffe de file dans son domaine en ­Amérique du ­Nord, ait choisi nos produits », de préciser le directeur ­Développement des affaires.

Poursuivant son travail d’amélioration continue, la firme mise ainsi sur un solide département de recherche et de développement qui exploite entre autres son expertise en cybersécurité, un enjeu crucial pour les services policiers et d’urgence. « ­Nous désirons demeurer à l’­avant-garde dans notre domaine », mentionne ­Jonathan ­Boivin.

Entrepreneurs dans le sang

En conclusion, le dirigeant souligne que ses frères et lui étaient voués à contrôler leur destinée professionnelle : « ­Je crois que mes frères et moi sommes des entrepreneurs dans l’âme. Je me rappelle qu’au secondaire, notre ­grand-père, qui avait une ferme maraîchère, nous avait prêté une petite partie de ses terres et de ses équipements pour nous permettre de faire pousser des légumes. On les vendait sur une table à ­pique-nique aux abords d’une route à ­Laval. On travaillait fort, du début du printemps au retour des classes. Avec le temps, notre petite affaire a bien marché, au point où on a fini par exploiter un gros kiosque, ensuite plusieurs kiosques, et finalement par fournir d’autres kiosques sur la ­Rive-Nord et même au ­Marché ­Central. On a fait ça pendant huit ans. Plus tard, je me suis mis à rêver d’avoir ma propre affaire et c’est ce qu’on a pu réaliser, mes frères, Éric et moi, avec ­Cyberkar », de dire ­Jonathan ­Boivin qui vante la grande complémentarité et la complicité des actionnaires de l’entreprise. Chacun contribue à son succès et à en rédiger l’histoire. Une histoire dont les nombreux succès n’ont pas fini de s’écrire.

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