Former pour contrer l’exploitation sexuelle des mineurs

  • Publié le 1 mars 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

Du 1er au 7 mars, le Québec soulignera la tenue de la deuxième Semaine nationale de la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs. Une journée sur le même thème se tiendra aussi le 4 mars prochain.

La semaine de la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs est l’occasion de démontrer qu’un véritable mouvement national se dessine. Cette initiative fait partie du Plan d’action gouvernemental 2021-2026 en réponse aux recommandations de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs.

« À ce jour nous avons complété 53 % du plan d’action et 42 % sont en cours », mentionne Lucie Lecours, députée des Plaines lors d’une entrevue accordée à La Revue.

Formation des intervenants 

« Je ne cacherai pas que le point culminant est sans aucun doute la formation des intervenants », poursuit-elle.

Depuis le début du mois de février, le président-directeur adjoint au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, Guy Thibodeau, et la députée des Plaines, Lucie Lecours, ont procédé au lancement de la formation Contrer l’exploitation sexuelle, c’est l’affaire de tous.

« Je me préoccupe de cette situation depuis longtemps, et cette formation constitue pour moi une grande avancée pour la protection des jeunes. Je suis fière du travail qui a été accompli et heureuse que cette formation soit déployée à la grandeur du Québec. »

Cette formation est spécialement destinée aux intervenantes et intervenants susceptibles d’être en contact avec des mineurs victimes d’exploitation sexuelle et travaillant dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de l’immigration, de la francisation et de l’intégration ainsi que dans le réseau de la santé et des services sociaux.

Prochaine étape

« Une de nos prochaines étapes serait de mettre sur pieds une formation pour les mineurs. Par exemple, se retrouver dans les écoles primaires et sans expliquer l’exploitation sexuelle, mais travailler pour renforcir l’estime personnelle des enfants », conclut Lucie Lecours.

Le Plan d’action gouvernemental 2021-2026 en réponse aux recommandations de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs prévoit la mise en œuvre de 38 mesures structurantes supportées par des investissements de 150 millions $ sur cinq ans. Intitulé Briser le cycle de l’exploitation sexuelle, il vise à agir sur tous les fronts pour contrer cette problématique au Québec. Le plan d’action résulte de la mobilisation de 18 ministères et organismes gouvernementaux et il apporte des réponses partielles ou complètes à 56 des 58 recommandations de la Commission.

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