Arianne Drainville veut changer les choses

  • Publié le 1 oct. 2026 (Mis à jour le 2 oct. 2026)
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Arianne Drainville. (Photo gracieuseté)
Arianne Drainville. (Photo gracieuseté)

Candidate pour Québec solidaire, Arianne Drainville compte mettre à profit son bagage de conseillère politique pour la circonscription de Terrebonne. Celle-ci souhaite redonner espoir aux citoyens en proposant des solutions qui se démarquent des autres candidates et candidats.

La Revue a rencontré la candidate en vue des élections provinciales du 5 octobre 2026 pour lui poser quelques questions.

Parlez-moi de vous.

Je me présente pour Québec solidaire parce que je suis une militante pour l’environnement et la justice sociale depuis presque 15 ans. Sur le plan personnel, je suis maman d’un petit garçon de trois ans et demi. J’ai aussi une petite entreprise de rembourrage et de restauration de meubles. De plus, je suis conseillère politique lors de campagnes électorales. J’ai été impliquée deux fois avec Ruth Ellen Brosseau, la candidate du Nouveau Parti démocratique au fédéral, puis avec Québec solidaire, depuis 2018. Ça fait donc trois campagnes que je suis impliquée. Je m’occupe aussi de plusieurs choses pour la campagne de ma sœur, Amélie Drainville, dans Berthier, en parallèle à ça.

Pourquoi vous présentez-vous?

En ce moment, je trouve que c’est important d’avoir les idées de Québec solidaire qui sont représentées dans toutes les circonscriptions de la province parce qu’on est vraiment le parti qui se distingue des quatre autres partis principaux en termes d’idées. On est les seuls qui ne proposent pas d’austérité, qui ne veulent pas couper dans la fonction publique en offrant des baisses d’impôts, en réduisant la bureaucratie, etc. Bon, la bureaucratie, c’est un sujet, dans le sens qu’on veut remanier des choses et qu’on ne souhaite pas couper. Au contraire, nous, on souhaite augmenter la colonne des revenus en taxant les grandes fortunes et les multinationales. On croit que ces gens-là doivent faire leur juste part pour redonner à ceux qui ont moins de moyens et qui ont de la misère à vivre dans la dignité en ce moment. Cette proportion de la communauté s’agrandit de manière alarmante.

Nommez-moi trois grands dossiers sur lesquels vous voulez pousser?

Il y a le dossier du quartier universitaire qui est vraiment important. Moi, je comprends cet enjeu-là parce que j’ai moi-même dû m’expatrier pour aller étudier au cégep et à l’université. C’est vraiment une richesse d’avoir la possibilité d’étudier près d’où on vient. Donc, c’est vraiment un dossier que je compte appuyer. J’ai rencontré l’UQTR la semaine passée pour en parler. Puis, en lien avec ce dossier, il y a évidemment le transport collectif. Je pense que dans Terrebonne et les circonscriptions environnantes, on a un gros problème de congestion routière et d’insuffisance de l’offre en transport collectif. À l’Assemblée nationale, c’est vraiment l’un de nos principaux enjeux qu’on veut mettre de l’avant. Les infrastructures existantes sont désuètes. Il faut les remettre en bon état et bonifier l’offre. Puis, troisièmement, c’est le coût de la vie, tout simplement, qui revient partout au Québec. On veut plafonner l’inflation au niveau des logements pour qu’il n’y ait plus de hausses surprises à chaque année de 10 %, voire 15 %. Nous, on dit qu’on va plafonner ça à 3 % parce que, justement, on va être capable de se loger. Puis, on veut aussi des mesures pour que les locataires aient plus de pouvoir face à des pratiques déloyales.

Décrivez votre circonscription en trois mots.

Développement. Je pense qu’en ce moment, il y a une grande croissance à Terrebonne. Il faut soutenir ça. Ensuite, ce serait coût de la vie. Ça revient souvent parce qu’on est proche d’un centre. Puis, je dirais éducation parce qu’il y a plusieurs universités. Il y a un cégep. Ce sont des richesses sur lesquelles il faut vraiment continuer de capitaliser.

Que diriez-vous à quelqu’un qui ne compte pas voter pour vous?

Je repars du slogan en leur disant que « c’est possible ». Dans les années 1960, quand on a décidé qu’on faisait des grands chantiers et qu’on mettait en place l’État-providence, en voulant que l’État s’occupe de tout le monde, bien on s’est donné les moyens pour le faire. Depuis ce temps-là, avec les années, le deuxième référendum et tout, ça a très rapidement été abandonné par les gouvernements qu’on a eus. Nous, c’est ce bel engouement et cet espoir en l’avenir qu’on veut mettre de l’avant parce qu’en ce moment, il y a beaucoup d’anxiété et de détresse chez les jeunes. J’en fais partie. De voir que le futur qu’on nous décrit, c’est un peu sans issue par rapport à la crise climatique, par rapport au coût de la vie, il faut changer ça. Il faut redonner espoir aux jeunes et à ceux qui ont l’avenir des jeunes à cœur. Il faut se dire que si on se donne les moyens, on est capable de renverser la vapeur et d’être à la hauteur de ce qu’on veut.

Si vous êtes élue, est-ce que vous, vous vous engagez à travailler sur le développement du quartier universitaire et du transport en commun dans votre circonscription?

En fait, j’en fais une priorité absolument. Ce sont vraiment des enjeux qui me touchent personnellement. L’éducation fait partie de mes valeurs premières d’ailleurs, alors c’est sûr que ce sera une priorité.

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