La corrosion des installations en cause, selon la CNESST

  • Publié le 30 nov. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Naomie Briand

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu publiques les conclusions de son enquête sur l’accident ayant coûté la vie à un travailleur de l’entreprise Rinox, spécialisée dans la fabrication de produits de maçonnerie et d’aménagement paysager en béton, le 28 avril, à Terrebonne.

Le jour de l’accident, deux travailleurs étaient affectés au département des bennes et des agrégats. Vers 12 h 15, un problème a été signalé du côté de la balance située sous les trémies, les entonnoirs qui permettent de déverser les substances. L’un des travailleurs s’est rendu sous la trémie numéro 1, qui s’est effondrée en partie sur lui, l’écrasant mortellement.

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident : d’abord, la corrosion des parois de la trémie numéro 1 a compromis l’intégrité de ses points de support, entraînant leur surcharge jusqu’au point de rupture, ce qui a causé la chute de la trémie sur le travailleur. Ensuite, les réparations antérieures de la trémie de granulats numéro 1 ont dissimulé la corrosion de ses parois, ce qui fait que l’employeur en maintenait l’utilisation.

À la suite de l’accident, la CNESST a notamment exigé de l’employeur qu’il s’assure que les trémies soient solides et que les réparations et les modifications apportées soient attestées par une ou un ingénieur. L’employeur s’est conformé à ces exigences. La CNESST transmettra les conclusions de son enquête à l’Association béton Québec afin qu’elle en informe ses membres.

Pour consulter le rapport complet : centredoc.cnesst.gouv.qc.ca/pdf/Enquete/ed004353.pdf.

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