L’UMQ alerte sur le poids des normes pour les municipalités

  • Publié le 12 nov. 2025 (Mis à jour le 13 nov. 2025)
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Guillaume Tremblay, président de l'UMQ. (Photo archives Médialo)
Guillaume Tremblay, président de l’UMQ. (Photo archives Médialo)

Guillaume Tremblay, maire de Mascouche et président de l’Union des Maires du Québec (UMQ), était présent aux bureaux du quotidien La Presse récemment pour présenter une étude commanditée par l’UMQ sur le poids des normes pour les projets des communes.  

 Alors que les finances des municipalités sont en tension et que l’inflation continue des dernières années a renchéri le coût de beaucoup de choses, l’UMQ souhaite alerter sur le poids des normes sur le fonctionnement des communes.  

Guillaume Tremblay explique que « avec cette étude, on s’est rendu compte que ça met un poids énorme sur le montant des municipalités, et je dirais même sur les délais.  

Et en tant que maire de Mascouche, Guillaume Tremblay est familier avec la problématique. « En 2019, lorsqu’on a commencé à vouloir faire une bretelle sur la 640, le coût était d’environ 5 millions de dollars, puis, aujourd’hui, on est autour de 5-6 millions de dollars. Le prix a plus que doublé à cause des délais ». 

Le maire de Terrebonne, Mathieu Traversy, est lui aussi au fait de la question. « C’est un enjeu bien réel que l’on constate non seulement à Terrebonne, mais dans l’ensemble du Québec. Les nouvelles normes environnementales, de construction ou encore d’aménagement urbain ont toutes leur raison d’être, mais elles entraînent des coûts considérables pour les municipalités », explique-t-il.

Des normes à supprimer ? 

 « Nous ne sommes pas contre les normes, mais on se dit qu’il y en peut-être quelques-unes que l’on pourrait faire sauter. Nous, c’est le message que l’on veut faire passer au gouvernement du Québec, de s’assurer. de faire une grande réflexion sur cette question », explique Guillaume Tremblay. Il poursuit en indiquant que, pour lui, la solution consisterait à asseoir autour d’une table les ingénieurs, les gens de la construction, les villes, le gouvernement, toutes les demandes d’ouvrages publics.  

Pour Mathieu Traversy, une des solution est la coopération régionale. « Terrebonne compte déjà sur plusieurs partenariats régionaux, mais nous voulons aller encore plus loin, notamment en nous inspirant des ententes récemment conclues entre Laval et Longueuil, qui partagent maintenant des appels d’offres et des bons de commande pour leurs achats municipaux », explique-t-il

Et le président de l’UMQ le confirme, la question de l’explosion des coûts pour mener à bien les projets d’infrastructure dans les villes est extrêmement prégnante. « On a vu des exemples de glissades à Sainte-Thérèse à 225 000 $, des feux de circulation à 1M$, ou même je vois dans ma ville des balançoires à 25 000 $ ». Mais, selon lui, les Municipalités ont, à l’heure actuelle, les mains liées par les règles des marchés publics notamment. « À un moment donné, on va à l’appel d’offres qui est le plus bas, qui est conforme et qui reçoit le contrat ».  

«Les villes ne peuvent pas assumer seules la pression financière de ces nouvelles exigences, surtout dans un contexte où les besoins en infrastructures sont criants», conclut le maire de Terrebonne.

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