Mathieu Lebrun veut ravir Rousseau à la CAQ

  • Publié le 24 sept. 2026 (Mis à jour le 24 sept. 2026)
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Mathieu Lebrun. (Photo Facebook)
Mathieu Lebrun. (Photo Facebook)

Le candidat du PQ dans Rousseau se lance dans sa première campagne provinciale avec une vraie chance de faire basculer la circonscription dans les rangs de son parti. Son principal adversaire est le député sortant Louis-Charles Thouin, de la CAQ, élu en 2018 puis 2022. 

La Revue a rencontré le candidat en vue des élections provinciales du 5 octobre 2026 pour lui poser quelques questions.

Parlez-nous de vous.

Je suis originaire de Cacouna dans le bas du fleuve, finalement par les études et le sport, ça m’a amené à Montréal pour poursuivre mon parcours d’athlète, je faisais du patinage de vitesse courte piste. Ensuite, personnellement, bien évidemment, je suis père de trois enfants, j’ai un baccalauréat en relations industrielles, une maîtrise en droit à l’Université de Sherbrooke, puis des études supérieures aussi en management.

J’ai passé une bonne partie de ma carrière à travailler dans un environnement qui était complexe, qui était litigieux, puis mon rôle, c’était vraiment d’aider les parties à pouvoir négocier, à cibler les enjeux, les écouter, proposer des options de solutions, puis les aider à régler leurs problématiques.

Pourquoi vous-présentez-vous?

Je pense que ce qui m’a interpellé le plus, c’est qu’avec mon travail, j’ai parcouru tout le Québec, et ce dont je me suis rendu compte, c’est que je voyais beaucoup de situations qui venaient me préoccuper, au niveau de la réalité professionnelle. J’ai découvert qu’il y avait beaucoup d’entreprises qui fermaient, qui partaient pour des intérêts étrangers, qui étaient contrôlées par des intérêts soit étrangers ou de d’autres provinces. Par la suite, mes contacts avec le Parti québécois ont fait en sorte que j’ai décidé vraiment de mettre ma carrière professionnelle de côté pour aller contribuer au Québec d’une façon politique pour pouvoir effectuer des changements.

Nommez-moi trois grands dossiers sur lesquels vous voulez travailler ?

Je pense qu’au niveau des infrastructures, je vais vous parler des priorités que j’ai vues lorsque je suis allé à la rencontre des gens, des élus de la circonscription. Pour moi, les dossiers qui touchent au niveau des infrastructures, que ce soit au niveau des routes, en alliant à la sécurité routière notamment, ou les voies de contournement. Ensuite, au niveau des infrastructures, je comprends les routes mais également tout ce qui est les écoles, les CPE, parce que la circonscription de Rousseau est une circonscription où il y a beaucoup de jeunes familles qui sont installées, ça touche les gens parce que les écoles sont à pleine capacité et les garderies aussi. Tout ce qui touche les infrastructures-là, c’est important de pouvoir y remédier.

Ensuite, les services de proximité.  Je parle des soins à domicile, de s’assurer que les aînés puissent rester le plus longtemps à la maison, mais aussi tout ce qui est des services, par exemple pour les jeunes qui sont de la région. On veut s’assurer que les jeunes sont capables d’étudier ici, de pouvoir acheter une maison ici, puis de pouvoir travailler ici. Pour ça, évidemment, par exemple pour les jeunes, la notion de transport est importante parce qu’ici la distance entre les municipalités est importante, puis ce n’est pas chaque municipalité qui a son école de formation professionnelle par exemple.

Évidemment, c’est un milieu agricole ici, donc la protection du milieu agricole versus la croissance économique et démographique, c’est un enjeu important. On veut protéger les milieux agricoles, en même temps on comprend qu’il y a une croissance économique qui se fait au niveau des entreprises. Donc, il faut trouver les compromis pour être capable de pouvoir protéger le milieu agricole et en même temps la croissance économique.

Décrivez votre circonscription en trois mots.

La circonscription de Rousseau, c’est une circonscription qui est composé de gens qui sont fiers de la région. La moyenne d’âge est quand même relativement jeune, on parle d’environ 40 ans. Il y a énormément de jeunes familles qui sont venues des grands centres, qui sont venues s’installer au cours des années.  On fait face à une croissance démographique importante.

On parle d’une population d’environ 65 000 personnes qui va peut-être être portée à 75 000 personnes d’ici quelques années.  Ça, c’est un enjeu qui, dans le fond, ça décrit un peu les gens dans une région qui est vraiment dynamique à cause des jeunes familles qui sont là.  Et à même temps, il y a des gens qui sont installés dans la circonscription de Rousseau depuis longtemps et qui veulent continuer à y rester.

Que diriez-vous à quelqu’un qui ne compte pas voter pour vous?

Je pense que la question, c’est déjà que c’est important d’aller voter, parce que je pense que c’est un droit qui appartient à tout le monde et c’est important d’exercer. Puis je pense que je vous dirais, ça serait quoi un petit peu?  Qu’est-ce qui ferait pencher votre vote en faveur d’un autre parti ou du mien, par exemple?  Qu’est-ce qui vous préoccupe par rapport aux enjeux que le Parti québécois a mis avant?  Sinon, c’est plus d’aller écouter et savoir quels sont ses enjeux réels, puis comment mon parti peut y répondre ou peut-être ne pas y répondre. C’est correct aussi, c’est la démocratie.

Si vous êtes élu, est-ce que vous, vous vous engagez à travailler sur le développement du quartier universitaire et du transport en commun dans votre circonscription?

Présentement, il y a déjà un peu de transport à la bonne, je me questionne un peu sur l’or, je me préoccupe. Si on souhaite participer à mettre l’accent sur tout ce qui touche l’éducation, tout ce qui touche les jeunes. Ici, j’ai rencontré quand même beaucoup de jeunes, les spécialistes qui s’occupent des jeunes.

Le taux de diplomation chez les jeunes est environ de 60% sur la diplomation secondaire. Pour les gars, c’est environ 1 sur 2. Moi, c’est un enjeu qui me touche. Les jeunes qui veulent se former dans Rousseau, s’ils n’ont pas de transport pour aller étudier ou se rendre à leur premier travail, comment vont-ils faire? Ils vont être obligés de déménager dans les grands centres pour pouvoir étudier et travailler, et après ça, ce n’est pas évident de revenir dans la circonscription. Ce qu’on souhaite, c’est être capable de développer, notamment un transport qui soit en mesure d’aider les jeunes à étudier, à travailler dans la circonscription pour finalement être capable de se monter dans l’avenir.

Évidemment, un quartier universitaire qui est proche, c’est exactement en ligne avec ce qu’on souhaite faire ici. Et finalement, si on n’a pas un transport qui est adapté pour amener les jeunes, qui sont peut-être un peu des fois moins favorisées, qui ne peuvent pas se payer une voiture, ou que leurs parents ne peuvent pas non plus aller les déplacer, c’est un enjeu majeur. Parce que sinon, si on n’a pas de transport pour amener les étudiants dans un quartier universitaire qui est à Terrebonne, ça aura un effet négatif.

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