Pourquoi avoir fait un remaniement ministériel ?

  • Publié le 9 août 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Kim Desormeaux

Le 26 juillet dernier avait lieu un remaniement ministériel pour le gouvernement Trudeau. Mathieu Bélanger, enseignant en science politique au Cégep de Lanaudière à Terrebonne commente ledit remaniement.

« On savait que ça s’en venait. On en parlait depuis quelques semaines et on s’attendait à ce remaniement à ce temps-ci de l’année, mais c’est un très gros remaniement avec presque tout le monde qui change de fonction sauf quelques exceptions. Certainement, Justin Trudeau voulait changer la face de son gouvernement pour affronter les prochains mois et les prochaines années de son gouvernement avec deux choses en tête : d’une part, préparer l’arrivée de prochaines élections et aussi résister aux critiques qui sont faites envers son gouvernement. Dans certains domaines, ça n’avance pas bien. Il y en a certains, dans ses ministres, ses anciens ministres particulièrement, qui étaient critiqués comme moins efficaces. Des critiques ont aussi été mises de l’avant par Pierre Poilievre et le parti conservateur, donc le parti libéral de Justin Trudeau s’est dit qu’il fallait donner un coup de barre pour montrer qu’ils prennent ces enjeux de front et qu’ils sont la voie de l’avenir », explique l’enseignant en science politique.

Qu’arrivera-t-il des dossiers en cours ?

« C’est ce qu’on va voir au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Certainement, le remaniement a eu lieu à ce moment pour permettre aux nouveaux ministres, en fait tous ceux qui ont de nouvelles fonctions, soit parce qu’ils viennent au Conseil de ministres ou juste qu’ils ont de nouveaux portefeuilles maintenant, de s’approprier les dossiers avant la rentrée parlementaire pour que, dès la rentrée, ils soient efficaces. Ça, c’est l’objectif. Maintenant est-ce que ces gens-là vont être bons ou pas ? Évidemment c’est encore beaucoup trop tôt pour le dire », renchérit-il.

En route vers des élections fédérales anticipées ?

« L’idée, justement, des libéraux de Justin Trudeau est de permettre à cette nouvelle équipe de se mettre en place, de livrer la marchandise, d’avoir des résultats et de préparer le terrain pour les prochaines élections. Donc à court terme on ne s’attend pas à ce que les élections soient anticipées. Sous toutes réserves, on mise plus vers 2024 ou 2025. Le moment le plus critique à observer sera le prochain budget fédéral, au printemps prochain. On verra vers quoi on se dirige, mais d’ici là, il est peu probable, pas impossible bien sûr, mais peu probable qu’on ait un déclenchement d’une campagne électorale », a conclu M. Bélanger.

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