Tous les enfants de l’autre monde célèbre ses 20 ans

Sylvain Fillion. Photo Médialo - Sabrina Quesnel-Bolduc (Photo Sylvain) 
Sylvain Fillion. Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc (Photo Sylvain) 

Pour le Terrebonnien Sylvain Fillion, promouvoir le développement international chez les adultes et les enfants du Québec permet de mettre à contribution les valeurs qui lui sont chères. Avec Tous les enfants de l’autre monde (T.E.A.M.), il a bâti un organisme qui va bien au-delà de ce qu’il s’était imaginé lors de sa création il y a 20 ans.  À travers ces années, ce sont plus de 2000 bénévoles qui ont participé à ces voyages humanitaires en Amérique latine, en Afrique, en Asie, et à Haïti.  

 

Intervenant de rue à Terrebonne, c’est lors de ses voyages à l’étranger que Sylvain remarque que le visage de la rue est très différent de celui qu’il connaît. Alors qu’au Québec il vient en aide à des adolescents et des adultes, il est happé par le nombre fulgurant d’enfants qui vivent dans la rue à l’étranger.  

En 1995, il participe à une mission de paix au Guatemala, pays alors en guerre. Il en profite pour se rendre dans les rues de la capitale, où il est bouleversé par une scène qu’il n’a jamais vue. Sylvain se souvient : « J’ai vu un petit bonhomme de 8 ans prendre quelque chose dans la poubelle. Il s’est assis par terre et a demandé à quatre jeunes de s’asseoir avec lui.  Il a ouvert sa main et il avait une petite cuisse de poulet qu’il a partagé ». À partir de ce moment, il se fait la promesse de consacrer sa vie à développer des projets pour diminuer l’itinérance infantile. En 2004, il lance donc T.E.A.M. 

Des projets vitaux 

Grâce à son expertise en travail de rue, Sylvain prend contact avec différents organismes internationaux pour développer un réseau qui lui permet d’organiser des voyages humanitaires. Avec les intervenants étrangers, il prend connaissance des besoins des communautés locales et propose de l’aide pour implanter des projets. Depuis les débuts T.E.A.M., ils ont bâti des écoles, des cliniques de santé, des salles de classe, des cuisines collectives, des centres communautaires et des projets d’intervention sociale avec les enfants des rues.  

Les équipes ont aussi réalisé plus de 50 planchers, vitaux pour la survie des enfants, comme il l’explique : « On construit des planchers de 2 pouces parce que les enfants dorment sur la terre. Quand c’est la période des moussons, au Guatemala comme dans d’autres pays, les enfants sont en contact avec de l’eau qui est usée, ils attrapent des bactéries et risquent de mourir ».  

 

 

Des expériences qui changent les vies 

Souvent poussés par un rêve, les adultes et les jeunes qui s’engagent dans les voyages de T.E.A.M. en reviennent transformés. Avant leur départ, ils sont formés sur une période de 30 heures arriver prêt sur le terrain. Vouloir aider les communautés à l’international vient avec la responsabilité de se présenter et d’agir de façon égalitaire. Arrivés sur place, ils ont un horaire bien ficelé : « L’expérience permet de réaliser à quel point il est possible de faire des choses importantes, et surtout, à quel point on peut changer le monde dans lequel on vit ». 

Depuis la pandémie, Sylvain avoue qu’il est de plus en plus difficile de recruter et de faire voyager les groupes. Tandis que les besoins des enfants augmentent, ils font face à des défis de tailles qui ralentissent leurs activités : coupures de financement de la part des gouvernements, inflation du coût de la vie et guerres. En vue de cet avenir incertain, Sylvain et son équipe prévoient débuter l’écriture d’un livre qui illustra leurs nombreux voyages. Aujourd’hui, au côté de sa partenaire Caroline Beauchamps, ils peuvent dire avoir réussi leur mission : promouvoir la justice et les droits de la personne pour les enfants qui sont dans des conditions les plus difficiles. 

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