Entretien avec une tasse de café

  • Publié le 12 août 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Stéphane Fortier

Le journaliste fou récidive avec une autre entrevue déjantée. Assis, un peu déprimé, devant une tasse de café (sans sucre parce que le café en question est diabétique, comme lui d’ailleurs), il s’est dit qu’il pourrait lui piquer une petite jasette.

Journaliste : Comment ça va, mon café chaud?

Café : Je trouve qu’on est bien tassé, mais c’est excitant. Eille! j’te r’garde, toi… On pourrait faire un beau duo ensemble : café et beigne. You donut understand?

J : Très drôle. Je ne savais pas que vous aviez le sens de l’humour.

C : Latté injuste. Tu sauras que pour moi, les blagues, c’est instantané. Et je suis pas mal fort. En passant, que répond un partisan des Canadiens quand on lui demande comment il prend son café?

J : Avec une Stanley Cup?

C : Est bonne, mais c’est pas ça. Il répond : « Au laiiiiit, au laiiiit, au laiiiit… Au laiiiiit, au laiiiiiit!

J : D’où êtes-vous originaire? De la Colombie, je gage. Ou du quartier latté ou encore de Sainte-Anne-de-la-Cafetière, près de Québec ou… 

C : Non, du Tom Hortins. Sérieusement, je viens d’Afrique. Je me souviens, lors de la traversée, on a dû subir un grain. Pour un café, c’est quand même supportable. Ensuite, on a été transporté par un camion-remorque. Une Van Houtte qu’ils appellent, là… Dès mon arrivée, j’ai abouti dans ce restaurant et je peux te dire que quand le propriétaire est en maudit, il fait un peu de cappuccino autour des lèvres et la vaisselle fly un peu partout. En fait, c’était la première fois que je voyais des soucoupes volantes.

J : Avez-vous déjà eu une vie de couple?

C : Une vie de cup, tu veux dire? Oui, mais elle m’a sacré là. Je rentrais toujours chaud à la maison. Pourtant, je n’ai jamais été du genre café arrosé. De toute façon, tu sais, la vie de couple, c’est pas ma tasse de thé, même si je me suis trouvé une Second Cup, tout récemment. Elle m’appelle son Mec café.  

J : Vous avez été au cinéma hier, on m’a dit? 

C : Oui, voir un film d’horreur. J’ai eu tellement peur. J’étais torréfié.

J : Et c’était quoi?

C : Robocup!

J : Regardez-vous un peu la télé?

C : Oh! Tu sais, moi, à part Caméra Café…

J : Vous avez longtemps suivi le hockey.

C : À l’époque, j’aimais bien le défenseur des Oilers Paul Coffee.

J : Il s’appelait Paul Coffey. Comment voyez-vous votre avenir?

C : En Coffee Crisp, peut-être, ou finir mes jours dans un endroit plus calme. Un séminaire, par exemple. Je pourrais faire ami-ami avec le père Colateur.

J : Une anecdote ou une réflexion en terminant?

C : Il y a des moments dans l’histoire où certains propos de personnalités célèbres ont été bien mal rapportés. Le roi Louis XIV, par exemple, de qui on a rapporté la phrase devenue célèbre : « L’État, c’est moi. » Eh bien, c’est pas ça qu’il avait dit, mais plutôt : « Les tasses et moi. » Tu vois que les tasses ont parfois joué un rôle historique.

J : Eh bien! pour cette anecdote, vous remportez un prix Méritasse. Bravo!  

Articles les plus consultés

Ludovik Bourgeois était présent lors du lancement de saison 2026-2027 du Centre culturel Desjardins. (Photo gracieuseté - Guillaume Morin Folktographe)
Culture

Rock, rires et mélodies suaves pour séduire le public

Encore cette année, le lancement de saison du Centre culturel Desjardins a affiché complet, le 30 septembre.
L’Ensemble Trad Jeunesse sur la scène du FMR en 2026. (Photo gracieuseté - Guillaume Morin)
Culture

Plus de 48 000 $ pour faire vibrer les traditions auprès d’une nouvelle génération

Le Festival Mémoire et Racines annonce le succès de sa campagne de financement participatif pour son nouveau projet destiné aux jeunes de 15 à 18 ans.
Sylvain Beauséjour, graphiste, Muriel Lafarge, auteure et Daniel Tessier, éditeur. (Photo gracieuseté) 
Culture

Muriel Lafarge raconte « son petit coin de paradis » 

Muriel Lafarge vient de lancer son dernier livre intitulé Le lac Léon, là où l’eau se souvient. Histoire sensible d’un lieu et de ses habitants.