Fangus lance son premier album : Emerald Dream

  • Publié le 23 mars 2026 (Mis à jour le 25 mars 2026)
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Photo gracieuseté
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Il n’y aurait pas pu avoir meilleure date que le vendredi 13 mars pour la sortie du premier album Emerald Dream du groupe rock Fangus. La Revue était sur place et a rencontré Simon St-Louis, alias  Snake, pour discuter de cette soirée amicale, qui marquait le dévoilement de quatre ans de création musicale. 

Ce vendredi 13 mars, une foule dense était rassemblée à l’Esco bar et spectacles sur la rue Saint-Denis à Montréal, pour célébrer les nouveaux sons psychédéliques du groupe originaire de Terrebonne. Avec Alex Bigras à la guitare, Chub aux synthétiseurs, orgues et chœurs, Snake St-Louis à la batterie, Vick Trigger à la basse et Screamin’ Jim Laflamme à la voix et au tambourin, Fangus a offert une prestation déjantée marquée par des sonorités lourdes : la chimie et le talent des musiciens ont éclaboussé la salle de l’Esco.  

Le batteur, Simon St-Louis, nous confiait après le show : « Tout le monde était avec nous, dans le même état d’esprit. J’ai pris le temps de vivre le moment. Habituellement, en spectacle, tu penses à la technique et tu veux t’assurer que tout se passe bien. Mais cette fois, c’était comme être à la maison ».  Simon ajoute que « l’énergie qu’on a eue sur scène a été possible grâce au public, qui nous a aidés à donner un bon spectacle. Je me sentais vraiment confortable ». 

La création du « Rêve Émeraude »  

Il y a quatre ans, trois amis passionnés de musique se rassemblaient pour composer les chansons qui se retrouvent sur cet album et le microalbum sorti précédemment, Meat the Reaper. « Les chansons du disque ont été composées à nos débuts. Le lancement, c’est un peu comme la fin de nos premières compositions, c’est tous les efforts qu’on a mis depuis longtemps qui aboutissent », explique Simon. Inspirés par la musique qu’ils écoutent, le rock classique et la musique d’Arthur Brown sont au cœur de leur son.  

L’imaginaire qui nourrit leur création se reflète dans chaque chanson, qui est écrite comme une histoire à elle seule : « Chaque chanson est traitée comme une identité et elles sont toutes comme un conte unique. Ça s’est fait naturellement », démontre le musicien.  

79 000 visionnements pour le premier vidéoclip de Fangus

Après moins de deux semaines de sa sortie, le premier vidéoclip du groupe originaire de Terrebonne, Pyre of Love, récolte plus de 79 000 vues sur la plateforme YouTube.  

 C’est grâce au partage de la chaîne Youtube 666MrDoom que le videoclip du groupe a pu récolter un si grand nombre d’auditeurs en moins de deux semaines. La chaîne compte plus de 285 000 abonnés et c’est lui qui a diffusé leur vidéo en premier. Le choix de le partager en exclusivité sur sa page a été naturel pour les membres et c’était une façon de « toucher un plus grand auditoire », selon le batteur Simon St-Louis. Cette décision a été bénéfique et a permis de « créer un buzz » autour de leur lancement.  

Une recette gagnante  

Avec son choix de tourner un clip avec des moyens limités, le groupe a pu mettre en avant son style inspiré des années 1970, qui rappelle l’époque psychédélique.  

« On a tout fait nous-même et c’était une première. On a loué des caméras, puis on a filmé sur trépied. Derrière nous, il y avait un écran vert où nous avons projeté un spectacle de lumière liquide, fait avec de vieux projecteurs. » Pour le membre fondateur, il était important de souligner que « aucune intelligence artificielle n’a été utilisée pour la création artistique du vidéoclip ou de la pochette d’album, c’est fait par des humains ».  

Dans le sillage d’Angine de Poitrine 

La même semaine, le phénomène rock Angine de Poitrine démarrait après le passage remarqué du groupe à l’émission Tout le monde en parle. Le succès international qu’ils vivent présentement a aussi permis une mise en lumière de la scène musicale du Québec et des talents qui la compose. À la question « Profitez-vous de leur rayonnement ? » Simon répond sans hésiter : « Je pense que toute cette scène québécoise, méconnue du grand public, a été mise sur la carte. Les gens se sont ouverts sur d’autres styles de musique, ça nous a surement avantagés ». 

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