Transmettre par le conte 

  • Publié le 2 juin 2026 (Mis à jour le 8 juin 2026)
  • Lecture : 2 minutes

Laurelou Chapleau est une Terrebonnienne fière de l’être. Avec ses spectacles, elle a choisi de s’atteler à préserver le patrimoine vivant.  

Son dernier spectacle mêlait jeunesse et expérience dans le conte : durant quelques après-midis, au théâtre du Moulinet, élèves et aînés se retrouvaient sous la houlette de Laurelou pour évoquer le passé du Vieux-Terrebonne.  

« Au Moulinet, c’était quatre jours où je recevais des groupes scolaires, de la maternelle à la sixième année, de Léopold Gravel, et je recevais aussi des personnes âgées. Il y avait environ cinq personnes âgées, au moins, par rencontre d’élèves. À chaque fois, je racontais une histoire, soit de mon père ou de moi. Et les aînés nommaient aux jeunes de ce dont je parlais, de qui je parlais dans mon histoire. J’avais fait une grande carte aussi de l’époque, de Terrebonne à cette époque-là », raconte Laurelou.  

Une mémoire à préserver 

Pour la Terrebonnienne, de telles rencontres sont nécessaires pour éviter de perdre la mémoire des aînés. « Pour parler du projet précisément de la résidence, dans le fond, c’est comme mon oncle André, qui a une mémoire phénoménale. Le frère, le seul frère de mon père, il est décédé à Noël. Puis là, moi j’ai dit, OK, il y a une urgence. Vraiment une urgence d’aller récolter la mémoire des plus âgés. Parce que dans 10 ans, eux autres ne seront plus là. On ne pourra plus… Tous ceux qui ont grandi ici ne seront plus là dans, disons, 20 ans » explique la conteuse.  

Et ce d’autant plus que le conte, bien que fictionnel, s’appuie largement sur la réalité. Ce dont Laurelou s’est rendu compte en préparant son spectacle. « Pendant la pandémie. J’avais fait des FaceTime avec les personnes âgées pour continuer à créer.  Je récoltais les souvenirs. Et puis surtout que j’allais avec les contes de mon père et je me rendais compte que je pensais que c’était inventé. Mais non, tout était réel. Alors que je leur demandais qui est qui. Où était quoi? ».  

Une expérience sur laquelle bâtir 

Une fois ces histoires récupérées, la Terrebonnienne va pouvoir se mettre au travail afin de créer de nouveaux contes. « Il faut que je me discipline pour leur rendre hommage, puis vraiment garder ça en banque. Et ensuite, c’est création de nouvelles histoires. Mais c’est sûr que j’ai déjà quelques trucs en tête, parce que juste à les écouter, je me souviens quand même ».  

Et puis, dans les prochains mois, Laurelou va pouvoir retourner voir les enfants et les aînés, pour leur présenter les histoires que le spectacle rencontre lui aura inspirées. 

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