Prendre soin du patrimoine, à qui la responsabilité? 

L’église de Sainte-Geneviève. Photo gracieuseté - Stéphanie Brissette 
L’église de Sainte-Geneviève. Photo gracieuseté – Stéphanie Brissette 

Bien que les maisons et les bâtiments patrimoniaux apportent un cachet unique aux municipalités où ils se trouvent, certains peuvent devenir des fardeaux alors que leur restauration et leur rénovation demandent des investissements importants. Dans ces situations, à qui revient la responsabilité de veiller sur ces bâtiments et de financer les travaux nécessaires à leur conservation? Sébastien Proulx, directeur du Service de la culture et des communications de la MRC de D’Autray, a accepté de répondre à ces questions.  

D’entrée de jeu, M. Proulx rappelle qu’il existe des différences entre des bâtiments classés et cités patrimoniaux, ce qui influence les actions qui pourraient être faites sur l’immeuble. Dans le cas d’un édifice classé, il indique que « toute intervention sur le bâtiment nécessite une autorisation du ministère ainsi que de la municipalité concernée ». Pour ce qui est d’un bâtiment cité, cette désignation donnée par le conseil municipal permet de préciser les éléments qui se doivent d’être conservés. Ainsi, le directeur informe que la responsabilité de l’entretien d’un bâtiment patrimonial incombe d’abord à son propriétaire.  

 

S’il s’agit d’un bâtiment municipal, c’est à la ville d’assumer sa conservation. Pour les aider, les municipalités peuvent avoir accès à des subventions qui dépendent des programmes gouvernementaux en vigueur. « Ils varient d’une année à l’autre. Il peut s’agir de programmes en patrimoine, d’infrastructures culturelles ou municipales, ou encore de programmes visant l’amélioration de la performance énergétique », énumère Sébastien Proulx. Pour exemple, le Conseil du patrimoine religieux du Québec apportait un soutien financier aux municipalités afin de restaurer et de requalifier des églises depuis plus de 30 ans, mais ce programme a été suspendu en 2025. Cependant, les immeubles patrimoniaux s’ajoutent à la longue liste des infrastructures publiques à entretenir comme les routes, les hôpitaux ou les écoles. « Les bâtiments patrimoniaux ne font pas exception et leur restauration relève ultimement de choix budgétaires et politiques », reconnait M. Proulx. 

Si la résidence ou l’édifice est la propriété d’un particulier, il convient à ce dernier de l’entretenir en tenant compte des restrictions demandées. Celles-ci peuvent concerner les matériaux à prioriser ou les techniques à adopter afin de garder le cachet patrimonial du bâtiment. Cela demande donc aux propriétaires de bien connaitre leur acquisition. La MRC de D’Autray rappelle toutefois qu’elle met à leur disposition plusieurs pages d’informations et de conseils, permettant ainsi aux propriétaires de mieux se situer parmi ces contraintes et d’adopter les meilleures pratiques pour que l’édifice reste jeune tout en gardant son aspect ancien. 

Pour plus d’informations : culturepatrimoineautray.ca/patrimoine/ressources-info-travaux/. 

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