« L’été, c’est la fête, car c’est le début des récoltes. C’est aussi le moment des retrouvailles entre les fermiers et les familles qui les soutiennent », souligne Véronique Bouchard, présidente du Réseau des fermiers de famille du Québec. Alors qu’à l’hiver, les réserves de légumes racines permettent de continuer de s’alimenter localement, le printemps est attendu avec impatience. « Quand les premières asperges ou les premières fraises arrivent, on est fous-braques! Enfin, on retrouve le goût des légumes de champs. »
Ce réseau regroupe une centaine de fermes biologiques au Québec et au Nouveau-Brunswick. Chaque année, ce sont plus de 17 000 familles qui s’abonnent à des paniers bio, distribués toutes les semaines par des fermes locales. « Le fait de s’abonner aux paniers bio fait en sorte qu’il y a des fermes agroécologiques, avec des sols vivants, peuvent exister. Sans cet engagement, ces fermes n’existeraient pas », affirme-t-elle.
Ces rencontres entre les producteurs et les clients permettent en plus d’échanger directement avec les fermiers. « Il y a toute une communauté qui se crée autour de cela. On suit les saisons dans la joie et l’excitation. S’abonner à une ferme, c’est embarquer dans un mouvement social. »
Pourquoi les légumes ont meilleur goût à l’été? « Il y a tout l’aspect de cultiver dans des sols vivants. Dans une serre, l’environnement est contrôlé, alors que les légumes de champs ont poussé dans un écosystème foisonnant de vie. Le soleil est aussi plus abondant et est un antifongique naturel. La pluie également est chargée de minéraux », explique Véronique Bouchard.
L’été, la diversité de légumes est encore plus grande. On peut autant avoir des légumes racines, feuilles et fruits. « Le goût de la carotte d’été, plus terreux, est vraiment unique. La rabiole est un petit navet blanc, vraiment juteux et tendre. Le pakchoï, très croquant et rempli d’eau, ou encore la betterave d’été sur le BBQ, c’est très bon. » Chaque légume a une période de temps qu’il sera disponible et qui le rend d’autant plus savoureux.
Si plusieurs pensent que cette formule est plus chère, Véronique Bouchard rapporte que les prix sont très compétitifs à ce qu’on retrouve en épicerie. « Le même dollar dépensé en s’abonnant auprès d’une ferme a un impact extraordinaire et beaucoup plus grand. »
Outre que les abonnements à des paniers bio, les marchés public sont d’excellentes manières d’aller à la rencontre des producteurs de la région et de consommer localement. En voici quelques-uns à visiter dans les Laurentides.