Revenir à la catégorie

La hausse de 3,1% du TAL inquiète 

  • Publié le 27 janv. 2026 (Mis à jour le 27 janv. 2026)
  • Lecture : 2 minutes

Le Tribunal administratif du logement a annoncé lundi 19 janvier sa proposition d’augmentation des loyers pour les logements n’ayant pas bénéficié de rénovations majeures. La Revue s’est entretenue avec Estelle Dionne, directrice générale de l’association Habitat Lanaudière.  

La première chose que la directrice générale d’Habitat Lanaudière souligne c’est que « la hausse de 3,1% est prévue pour les logements qui n’ont pas subi de rénovations majeures, ce qui veut dire que ça va être plus haut pour ceux qui vont avoir des rénovations ».  

« Pour les locataires, l’augmentation de 3,1% représente un choix difficile pour se loger adéquatement, pour payer, pour se nourrir et pour répondre à d’autres besoins essentiels. Cette hausse risque d’accentuer la vulnérabilité des personnes et des familles plus vulnérables », explique-t-elle.

La directrice générale met en avant la question de la soutenabilité d’une telle hausse. « Nous ne voulons pas freiner les propriétaires mais on veut aussi s’assurer que le droit fondamental à un logement décent soit réellement accessible à tous », précise-t-elle.  

Des risques concrets pour les plus précaires 

En tant qu’intervenant de première ligne, Habitat Lanaudière accompagne des publics fragiles. « Ils sont pour la plupart déjà étouffés par le coût de la vie. Ça va probablement accentuer le nombre de personnes qui pourraient se diriger vers l’itinérance. Il y a des personnes que l’on accompagne qui demeurent dans des logements insalubres parce qu’ils n’ont pas la capacité financière de changer de logement », présente Estelle Dionne.  

Pour mieux aider les populations les plus à risque, elle demande « un renforcement des programmes d’aide financière au logement. Il faut qu’ils reflètent l’évolution réelle des coûts ». La directrice générale pointe aussi le besoin criant de logements sociaux, particulièrement dans le sud de Lanaudière.  

Enfin, Estelle Dionne souhaite un meilleur encadrement des hausses abusives. « Les propriétaires qui offrent la première location après la construction peuvent déterminer le prix qu’ils veulent sans que ça soit vraiment encadré. Il devrait y avoir des règles pour encadrer plus fermement le coût des loyers ».  

 

Articles les plus consultés

(Photo Adobe Stock)
Actualités

Cocktail météo à venir : fermetures d’écoles et conseils de sécurité

Des écoles de Lanaudière ont déjà annoncé leur fermeture en raison de la pluie verglaçante prévue le 11 mars 2026.
Le jardin Mackenzie-Masson au temps de sa splendeur. (Photo fonds Aimé-Despatie)
Actualités

Le troisième plus vieux jardin d’Amérique du Nord à Terrebonne ?

Le jardin Mackenzie-Masson aurait vu le jour en 1810. La parcelle est maintenant propriété du collège Saint-Sacrement.
Le retrait de l'asphalte se fait à la main. (Photo gracieuseté) 
Actualités
Environnement

Une communauté engagée à verdir Saint-Roch-de-l’Achigan

Le Conseil régional de l’environnement (CRE) de Lanaudière se lance un défi de taille avec le projet Sous les pavés.