Raphaëlle Tousignant, l’ambassadrice 

  • Publié le 7 févr. 2026 (Mis à jour le 27 févr. 2026)
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Photo gracieuseté
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Raphaëlle Tousignant se bat pour accroitre la visibilité du parahochey féminin. Se tailler une place dans l’équipe masculine de parahockey n’est pas nécessairement une bonne chose : « je crois que d’abord, le fait que je me sois retrouvée dans cette situation-là témoigne du fait que le parahockey au niveau féminin n’est pas assez développé ». 

Depuis ses débuts, et plus particulièrement depuis qu’elle a rejoint l’équipe masculine de parahockey lors des championnats du monde de 2023, Raphaëlle Tousignant et sa parole prennent une place de plus en plus importante dans le monde du hockey. «Je suis devenue un peu la tête d’affiche du parahockey féminin, du moins au Canada. Au début, j’avais de la difficulté. C’était lourd quand même. C’était beaucoup de grosses responsabilités. C’est un titre que je n’avais pas nécessairement voulu, parce que je voulais juste suivre mon rêve et mon désir de jouer au plus haut niveau et mon désir d’aller aux Jeux paralympiques », explique Raphaëlle.  

Malgré la tenue de championnats du monde de parahockey féminin en 2025, il n’y a toujours pas de compétition féminine de parahockey aux Jeux paralympiques. «Je me dis que, même si je n’y suis pas, c’est le moment d’en faire le plus possible. C’est ce que j’essaie de faire avec mes réseaux sociaux, surtout sur TikTok. J’essaie que les gens comprennent la situation. Et ce qui est choquant là-dedans, c’est que, déjà, le parasport n’a pas la couverture médiatique qu’il devrait avoir. Mais en plus de ça, au niveau du parahockey, on tient pour acquis que les femmes et les hommes sont là. Mais les femmes ne sont pas là et les gens ne savent pas », raconte l’athlète.  

 

Des efforts à fournir 

Pour Raphaëlle, l’objectif est toujours de participer aux Jeux paralympiques. Mais en 2030, elle veut que ce soit avec une équipe féminine. Et pour elle, les instances ne sont pas au rendez-vous. « J’aurais envie de leur dire qu’il faut qu’ils prennent les bouchées doubles. Le World Para Ice Hockey, qui est l’association qui gère le parahockey à travers le monde, semble vouloir faire des efforts, mais là, c’est rendu qu’en ce moment, ce sont les joueuses des équipes nationales qui prennent les devants », raconte l’athlète de 21 ans. 

« Parfois, je me suis demandé, dans les compétitions internationales, comment on pouvait aider, concrètement. Parce que là, clairement, le problème, c’est qu’on manque de pays pour participer, en Europe et en Asie. Des pays qui ont des équipes masculines qui performent, mais qui n’ont pas d’équipe féminine. Comment peut-on aider ? On m’a répondu qu’il faut attendre qu’eux se développent ».  

Pour la Terrebonnienne, les décideurs du hockey ne se sont pas lancés derrière le parahockey féminin : « on a un pied dans la porte, on n’en a qu’un dehors. Et il faut vraiment faire le pas d’extra pour qu’on soit en mesure d’être en 2030 aux Jeux paralympiques », poursuit Raphaëlle. 

Elle note tout de même une amélioration au Canada. « Notre relation avec Hockey Canada et l’équipe nationale féminine de parahockey a vraiment beaucoup évolué ces dernières années. Normalement, on n’est pas encadrées par eux, mais l’année passée, c’est eux qui ont payé une grande majorité des coûts qui ont été prévenus pour nous rendre en Slovaquie aux championnats du monde », raconte la jeune femme. 

Développer pour exister 

Raphaëlle Tousignant insiste particulièrement sur la nécessité de montrer le sport pour le populariser. «La plupart des filles avec qui je joue au parahockey, ce sont des filles qui ont vu les Jeux paralympiques ou qui ont vu des articles dans les journaux sur la télé et qui se sont dit “ça pourrait être moi, j’ai envie d’essayer ce sport-là”. En parlant juste davantage et en offrant les mêmes opportunités et la même visibilité aux Jeux paralympiques et aux Jeux olympiques, les femmes et les petites filles vont pouvoir se voir dans des femmes qui leur ressemblent.» 

Et bien sûr, la parahockeyeuse conclut avec un plaidoyer pour des installations et des équipements plus accessibles : « il faudrait avoir accès à plus d’équipements peu coûteux, parce que ce n’est pas un sport accessible au niveau financier pour beaucoup de monde ».  

@BV : Légende 

@CP : Crédit Photo.  

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