Relais

Gilles Bordonado

Pour la première fois en neuf ans, je n’ai pas marché au Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche. J’ai suivi ça à distance grâce à Facebook, assistant en direct au dévoilement du chiffrier final montrant une collecte de plus de 600 000 $ cette année. Quelle belle façon de célébrer cette décennie d’histoire!

Les milliers de marcheuses et de marcheurs regroupés dans la centaine d’équipes qui participaient à ce Relais ont bien raison d’être fiers. Tout ce beau monde aurait pu rester à la maison. Ils ont plutôt fait le choix de s’impliquer, de donner au suivant. C’est un geste qui les honore, eux qui rendent hommage à des proches, à des parents emportés par le cancer ou qui luttent contre le cancer.

Plusieurs de ces généreux sportifs et sportives ont eux-mêmes été frappés par la maladie et s’en sont sortis. Ils veulent contribuer à leur tour. Si la recherche a sauvé leur vie, pourquoi ne pas marcher pour permettre de sauver d’autres vies, plus de vies?

Le Relais pour la vie de Terrebonne-Mascouche, ce sont des milliers d’heures données par des centaines de bénévoles, dont un comité organisateur dévoué. Je salue ici Jean-Pierre Laurin, un fier Terrebonnien et ancien de la Société canadienne du cancer, qui est président de ce comité local. Après des années de dévouement pour lutter contre le cancer, il aurait pu rester chez lui. Ce n’est pas le choix qu’il a fait et notre communauté doit beaucoup à son équipe et lui.

Contribuer, donner, s’impliquer, c’est ce que font aussi des dizaines d’entreprises qui ont mis la main à la pâte et dans leur portefeuille pour donner à cette grande cause. Ce n’est pas rien pour eux, il y a tant de bonnes causes à soutenir! Je suis fier d’être des leurs depuis neuf ans.

Je pense à mes amis Éric Rousseau et Julien Trussart, qui mènent de main de maître le Club des ambassadeurs, à André Shatskoff et à la Caisse Desjardins de Terrebonne, qui se sont engagés à plein dans la cause encore une fois, aux municipalités de Terrebonne et de Mascouche qui en font autant.

Si je regrette de ne pas avoir été là cette année, je peux vous dire que j’étais sur les lieux par l’esprit et le cœur.

Car c’est bien de cœur dont il est question ici. Il faut avoir assisté à l’envolée de ballon et à la marche des survivants accompagnées de la voix de Vicky Marchand, à l’hommage aux disparus au son de la cornemuse et à l’allumage des lampions pour ressentir toute l’émotion de ce grand rassemblement populaire.

Je l’ai déjà conté, mais cette histoire m’inspire toujours. Il y a quelques années, une jeune participante, que j’entraîne toujours au soccer, m’avait dit qu’elle marchait pour sa maman atteinte d’un cancer. Encore toute jeune, cette mère de famille luttait contre la maladie soutenue par son mari, ses proches et ses deux filles. Juste à écrire ces mots, j’en suis encore bouleversé. Mais je ne peux vous dire combien je suis heureux aujourd’hui de voir cette maman sur les lignes de côté les soirs de match. C’est ça, le résultat de l’implication et du cœur. Il permet à la recherche de nous offrir ce genre de petits miracles. Celui de garder une maman bien en vie près de son mari, de ses amis, de ses proches et surtout, de ses deux filles aujourd’hui adolescentes…

Il n’y a pas meilleure raison de marcher.

 

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