Une bombe au chlore explose à l’école du Coteau

Par Gilles Bordonado
Une bombe au chlore explose à l’école du Coteau
Cinq élèves de l’école du Coteau de Mascouche ont fait exploser une bombe au chlore dans une salle des toilettes vers 12 h 20 le 6 novembre. (Photo : Jean-Marc Gilbert)

Vers 12 h 20 le 6 novembre, une bombe au chlore a explosé à l’école secondaire du Coteau de Mascouche, créant une certaine commotion dans l’établissement. Les pompiers et les policiers de Mascouche sont intervenus et ont sécurisé les lieux avec le personnel.

D’après les informations recueillies par La Revue, cinq élèves de 4e et de 5e secondaire sont mêlés à ce méfait. Selon André Voyer, capitaine de la police de Mascouche, un premier a apporté deux bouteilles de plastique pleines de chlore provenant de son domicile; un deuxième avait un berlingot de lait, alors qu’un troisième a lancé le mélange dans une salle des toilettes avoisinant la cafétéria, créant l’explosion.

Fort heureusement, personne ne s’y trouvait à ce moment. Une intervenante interpellée par le bruit y est entrée, sentant les fortes émanations de chlore. Elle a aussitôt donné l’alerte. Les élèves ont été rapidement isolés par le personnel et confinés à des classes, le temps que les policiers et les pompiers interviennent et que l’alerte soit levée.

Finalement, après aération des lieux, les pompiers ont jugé qu’il n’était pas nécessaire d’évacuer l’école et de suspendre les cours, qui ont repris normalement en après-midi. Éric Ladouceur, coordonnateur aux communications à la Commission scolaire des Affluents, note que de sept à neuf membres du personnel supervisent la période du dîner. Il ne s’agit pas tous de surveillants, car leur recrutement est difficile. Ainsi, des techniciennes en éducation spécialisée et des directeurs adjoints prennent la relève et font de l’excellent travail, selon lui. Malgré le caractère exceptionnel de l’événement, le protocole d’isolement a été suivi et l’école a fait appel aux autorités rapidement, comme prévu.

Les jeunes impliqués ont sérieusement mis leur santé en danger et incommodé plusieurs autres élèves et membres du personnel. On parle surtout de maux de tête et de picotements aux yeux, selon nos sources. Les conséquences auraient pu être plus graves si la taille de la bombe avait été plus importante.

Sanctions en vue

Les cinq élèves impliqués ont été rencontrés dans les minutes suivant  l’intervention. Leurs parents sont venus les chercher et ils allaient être revus le lendemain en matinée, nous a confié le capitaine Voyer.

Un des jeunes, le meneur, fera probablement face à des accusations criminelles. Le dossier des autres, qui auraient agi sous l’effet d’entraînement, demeure à l’étude.

M. Ladouceur a confirmé que les cinq élèves font déjà face à des mesures disciplinaires de la part de l’école et les sanctions pourraient évoluer selon l’enquête policière. Il semble que l’école et la CSDA n’entendent pas rire avec ce genre d’actes répréhensibles qui mettent en danger la sécurité des élèves et du personnel.

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