Un ancien site de production de sable renaît grâce à des plantations de saules 

  • Publié le 9 juin 2025 (Mis à jour le 9 juin 2025)
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(Photo gracieuseté)
(Photo gracieuseté)

À Terrebonne, l’entreprise Sable Villeneuve a lancé avec Ramo un projet de réhabilitation écologique sur un site de production de sable en fin d’exploitation, transformant progressivement le terrain dégradé en un espace vert productif.

Le projet, lancé en 2024, a débuté par la valorisation de 5 000 tonnes de matières résiduelles fertilisantes, des résidus organiques utilisés pour enrichir les sols appauvris. Ensuite, l’entreprise Ramo a planté un million de saules sur le terrain de Sable Villeneuve. Ces arbres, connus pour leur croissance rapide et leur capacité à stabiliser les sols, permettent en effet de réduire la présence d’espèces envahissantes et de reverdir une zone fragilisée. Selon Francis Allard, président de Ramo : « Les saules sont encore jeunes, mais on voit déjà une transformation s’amorcer ». Et l’entreprise d’ajouter dans un communiqué : « Après un an, le sol se stabilise, la végétation prend racine et le site commence à absorber le CO2 ». A noter que le projet devrait capter 300 tonnes de CO2 par an.
Jean Villeneuve, président de Sable Villeneuve, précise quant à lui : « Notre collaboration avec Ramo s’inscrit pleinement dans notre approche responsable de la réhabilitation des sites, avec l’objectif affirmé de favoriser une remise en état durable et, dans la mesure du possible, une amélioration des fonctions biophysiques initiales ». 

Andréanne Villeneuve (Sable Villeneuve), Felix Villeneuve (Sable Villeneuve), Francis Allard (Ramo), Jean Villeneuve (Sable Villeneuve), Olivier Lalonde (Ramo). (Photo gracieuseté)

Une boucle écologique et locale 

Les saules plantés seront récoltés tous les trois ans. Le bois obtenu sera soit broyé pour produire du bois raméal fragmenté (un paillis nourrissant pour le sol), soit transformé en tiges utilisées pour fabriquer des murs antibruit ou des clôtures. Cette boucle écologique permet ainsi de régénérer les sols, de replanter et de valoriser localement la ressource produite.
Dans une deuxième phase prévue d’ici 2027, 256 000 arbres (principalement des érables et des chênes) seront plantés sur 20 hectares supplémentaires. Ces plantations créeront une zone tampon, servant de filtre naturel entre la carrière et les zones résidentielles voisines.
« Alors que les exigences minimales imposent chaque année la remise en état de zones exploitées avant d’en ouvrir de nouvelles, cette initiative va plus loin, en générant des retombées écologiques et sociales. », ajoute enfin l’entreprise d’extraction.  

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