Jonathan Aspirot amorce sa carrière dans la LNH

Jonathan Aspirot lors d’un match avec les Bruins de Boston le 28 octobre 2025. Photo Maddie Meyer/Getty Images
Jonathan Aspirot lors d’un match avec les Bruins de Boston le 28 octobre 2025. Photo Maddie Meyer/Getty Images

Si vous suivez la Ligue nationale de hockey (LNH), vous avez sans doute remarqué l’arrivée du jeune Mascouchois, Jonathan Aspirot, au sein de l’équipe des Bruins de Boston. Le mardi 28 octobre, il jouait son premier match de LNH contre les Islanders de New York.  

« C’est sûr que, depuis que je suis tout petit et que j’ai commencé le hockey, mon rêve c’était de jouer dans la Ligne nationale. Puis ça s’est réalisé », confie Jonathan Aspirot, dans un entretien accordé à La Revue. Et ce n’est pas tous les jours qu’un jeune de la région s’illustre en ligue majeure.  

L’athlète de 26 ans a signé en 2024 un contrat d’un an avec les Bruins. Une entente qui ne garantit pas qu’il montera sur la glace. Car si l’équipe a droit à un nombre maximal de 23 joueurs, seulement 20 d’entre eux sont appelés à réellement être sur la glace. Jonathan était un des trois joueurs à rester sur le banc, jusqu’à ce que le défenseur Hampus Lindholm se blesse. Aspirot est alors amené à le remplacer et, depuis cette promotion, il a joué 4 matchs supplémentaires, en remplacement maintenant de Mason Lohrei. 

De Mascouche à Boston 

Jonathan Aspirot commence à jouer au hockey dès l’âge de 4 ans. Pendant toutes ses études primaires, il joue pour la ville de Mascouche. Sa passion grandissante, il poursuit ses études secondaires dans un programme multisports centrées sur le hockey, à l’Ulysse Académie, une école située à Saint-Roch-de-l’Achigan.  

Après le secondaire, Jonathan Aspirot part vivre à Moncton au Nouveau-Brunswick après être repêché par l’équipe des Wildcats, dans la Ligue de hockey junior Maritimes Québec. C’est chose courante dans le parcours des joueurs de hockey de partir vivre en pension durant les études secondaires ou postsecondaires pour jouer dans une ligue majeure. Il garde de bons souvenirs de cette période. « J’étais prêt à ça, mes parents m’avaient préparé. J’étais autonome, je savais cuisiner et faire mon lavage. Je suis tombé dans une super bonne famille, on essaie toujours de se voir au moins une fois par année et on se texte souvent », explique-t-il. 

À 20 ans, il signe un contrat pour jouer dans la Ligne américaine de hockey, le niveau inférieur de la Ligne nationale. Ces franchises sont associées à des équipes de la LNH, elles sont les équipes écoles des équipes majeures. Il y cumule cinq années de jeu.  

 

Jonathan Aspirot en jeu
Photo China Wong/NHLI via Getty Images

Une confiance en lui inébranlable 

Jouer avec les meilleurs ne l’intimide pas. Jonathan Aspirot a toujours cru en lui. Il a fait ses classes, gravit les échelons de son sport avec persévérance et aplomb. « Il faut tout le temps essayer de garder ça positif. Dès que tu baisses les bras, c’est là que ça tourne au vinaigre et que ça se passe moins bien. » Le hockey est désormais une seconde nature pour le Mascouchois d’origine. Lorsqu’il se retrouve en pause l’été, il ne pense qu’à retourner sur la glace.  

Dans tout ça, sa famille l’a toujours soutenue. La sœur du défenseur, Krystel Aspirot, explique comment son frère a fait des sacrifices pour se rendre où il est aujourd’hui. « Je pense que les gens ne comprennent pas les efforts qu’il faut que tu mettes. Il faut que ta vie soit complètement dédiée au hockey. Tu ne peux pas y déroger. Surtout quand tu es un joueur qui n’est pas repêché ».  

Elle témoigne du feu sacré qu’il l’habite puisque « depuis qu’il est né, personne ne l’a forcé à jouer au hockey. Même à plusieurs reprises, on lui a dit : “Si tu n’aimes pas ça, arrête”. Mais ça venait de lui, il voulait vraiment poursuivre », ajoute-t-elle. 

Jouer dans la cour des grands 

Une fois sur la glace avec les meilleurs joueurs au monde, Jonathan Aspirot a dû s’adapter. « La Ligue nationale est encore plus rapide que la Ligue américaine. La qualité d’exécution atteint un niveau très élevé: c’est la meilleure ligue au monde. J’essaie de garder mon jeu le plus simple possible et de jouer physique quand je peux », explique-t-il avec confiance. 

Natif de la région, il est parfaitement au fait de la rivalité entre Boston et Montréal et admirait l’équipe des Canadiens étant enfants. La Revue lui a demandé s’il y voyait un enjeu lorsque les Bruins l’ont approché. « Bien sûr que non ! Lorsque tu arrives à ce niveau et que ce genre d’opportunité se présente, c’est le moment de la saisir ». Il ajoute que « pour un gars de Montréal, le Canadien, c’est comme une mine d’or, c’est un intouchable. J’ai grandi en les regardant, donc ça serait incroyable de réussir à jouer une game contre eux un jour ». 

Mieux vaut tard que jamais 

Habituellement, les joueurs de la LNH sont repêchés dès l’âge de 18 ans, mais, pour le Mascouchois d’origine, il a fallu attendre quelques années de plus. Jonathan Aspirot savoure sa place avec les Bruins et souhaite jouer aussi longtemps que possible. « Ça faisait déjà un moment que je jouais pour la ligue américaine. Mon but c’était juste de pouvoir avoir une game avec la LNH. Et puis j’en ai joué [six]. Je ne peux rien demander de mieux en ce moment. »  

S’il avait un conseil à donner aux jeunes hockeyeurs ? « Ne jamais abandonner et croire en soi. » 

 

 

 

Articles les plus consultés

Les jeunes qualifiés et leurs entraîneurs. (Photo gracieuseté)
Sports

Le club de judo de Lachenaie va briller aux Jeux du Québec

Le club de judo Lachenaie va envoyer trois jeunes combattants aux Jeux du Québec.
Mai Pelletier a obtenu la médaille d'argent le 5 février dernier. Photo gracieuseté Catherine Jean
Sports

Taekwondo| Une 2e place à Halifax pour Mai Pelletier

Même si elle a encore de la difficulté à se projeter, l’adolescente rêve de grandes compétitions, comme un championnat mondial ou même les Jeux olympiques.
Audrey McManiman lors des compétitions à Milano Cortina. Photo gracieuseté - (Darren Calabrese / COC)
Sports

L’expérience au-delà du résultat pour Audrey McManiman

Audrey McManiman a terminé au 17e rang du classement général du jour, le 13 février. Elle se dit toutefois satisfaite de ses efforts et de sa descente.