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La Retaille Verte : une artisane qui revalorise la création manuelle   

Vivianne Malhiot, fondatrice de La Retaille Verte. Photo gracieuseté
Vivianne Malhiot, fondatrice de La Retaille Verte. Photo gracieuseté

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Vivianne Malhiot embrasse des passions et un style de vie qui valorise le recyclage et la création. Une approche qui lui a apporté plusieurs bienfaits, entre autres pour sa santé mentale. L’ébénisterie et la couture sont au cœur de sa pratique. Fonceuse, elle lance son entreprise La Retaille Verte, où elle souhaite inspirer le plus de gens possible à retrouver le plaisir de créer. 

À 25 ans, la résidente de Sainte-Marie-Salomé décide de se reconvertir et change de choix de carrière. « À l’époque, j’étais agent de bord, mais j’avais besoin de faire quelque chose de plus concret et de travailler de mes mains, exprime-t-elle. Je décorais mes appartements avec des meubles de friperie que je restaurais. » Cette passion déjà présente, l’a conduite naturellement à s’inscrire au diplôme d’études professionnelles en ébénisterie au Centre de formation professionnelle des Moulins, pour se perfectionner dans la création et la revalorisation de meubles en bois. 

Déterminée, elle entame en parallèle un cours de soir en démarrage d’entreprise, rêvant depuis longtemps de fonder un projet professionnel qui lui ressemble. Dans ce cours, elle développe le plan d’affaires de ce qu’est aujourd’hui, La Retaille Verte. Tout juste diplômée, Vivianne tombe enceinte et doit adapter ses plans à sa nouvelle réalité. Elle décide de ne pas commercialiser ses créations pour la durée de son congé parental et se concentre sur sa plateforme Instagram déjà existante. Pendant ses études, elle y propose des vidéos humoristiques la mettant en scène dans son cours d’ébénisterie, un milieu qu’elle qualifie de « principalement masculin ».  

Photo gracieuseté

L’ébénisterie  

Depuis, et elle y dévoile ses plus récents projets au fil du temps. Vivianne est passionnée le style des années 1970. Elle s’inspire de cette décennie pour concevoir ses designs : « J’aime les formes organiques et l’esthétique. On peut le remarquer dans les courbes qui composent mes créations. » Meuble de télévision, support à disques vinyle, cabinet de cuisine, la maison de l’artiste expose ses meubles. Elle privilégie les matériaux nobles comme le bois d’érable, de chêne ou de cerisier. « Pour ce qui est des finis, j’aime laisser le bois rayonner de sa propre couleur et faire ressortir le grain avec la cire ou l’huile », mentionne-t-elle. 

Fabriquer un meuble peu prendre jusqu’à 100 heures à Vivianne. Avoir son atelier à la maison lui permet d’avancer ses projets à son rythme, lorsque son conjoint est disponible pour garder leur bébé.   

La couture 

Sa dernière passion est la fabrication de courtepointe : « Je fais de la couture depuis que j’ai 8 ans et, lorsque j’attendais mon enfant, j’ai recommencé à en faire. Pour réaliser mes projets textiles que je mets en ligne, je m’approvisionne seulement de tissus secondes mains, comme des rideaux et, parfois même, les vêtements de mon copain. » 

Pour Vivianne, La Retaille Verte est d’abord un moyen de diffuser son art de vivre. « Nouvellement maman, je pourrais passer des heures sur mon cellulaire, mais je préfère m’occuper de façon constructive, en faisant de la broderie, par exemple. Je souhaite inspirer les gens à réutiliser les choses qu’ils ont dans leur quotidien », explique-t-elle. Ayant elle-même observé les bénéfices de ses activités sur sa santé mentale, elle souhaite partager ses savoirs pour que le plus grand nombre en bénéficient : « Si je peux inspirer une seule personne, se sera mission accomplie. » 

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Partager son savoir 

Plus récemment, elle a organisé un atelier de confection d’oreillers à la demande d’une enseignante de l’école alternative de son village. « Elle m’a proposé de fabriquer des oreillers, pour l’heure de la sieste, avec les élèves de sa classe de maternelle. Une entreprise de la région nous a donné des chutes de tissus et j’ai adapté les techniques aux tout-petits, nous avons utilisé de la colle à tissus plutôt que des machines », mentionne-t-elle. Ce qui la motive dans ses échanges est de voir les étoiles dans les yeux des petits et des grands qui se sentent accomplis après avoir réalisé un projet complet de leurs mains.  

S’initier à la création  

Vivianne Malhiot recommande aux curieux de débuter avec la couture, puisque, selon elle, « c’est très accessible d’apprendre avec les nombreux tutoriels en ligne et avec du fil et une aiguille, on peut aller loin! ». Pour ce qui est de l’ébénisterie, elle recommande plutôt « de s’initier aux machines de façon sécuritaire chez quelqu’un de confiance avant d’investir dans des outils ou la construction d’un atelier ». À cela, elle ajoute qu’il existe aussi des ateliers collaboratifs qui permettent de s’initier à un coût raisonnable et d’avoir des formations sur place. 

  • Où trouver ses produits 

Intéressé par les produits de La Retaille Verte? Vivianne Malhiot prend des commandes qu’elle fabrique sur mesure via sa plateforme Instagram. Éventuellement, elle aimerait pouvoir offrir une gamme de produits prêts à vendre. Suivez-la pour rester à l’affût de ses projets : @la_retaille_verte 

 

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