La Ville dit vouloir diminuer la nuisance sonores des camions

  • Publié le 15 juin 2026 (Mis à jour le 15 juin 2026)
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Un camion en circulation sur le boulevard de Terrebonne. (Photo Médialo - Alec Brideau)
Un camion en circulation sur le boulevard de Terrebonne. (Photo Médialo – Alec Brideau)

Le 26 mai dernier, Caroline Martel s’est présentée à la séance du conseil municipal de Terrebonne pour témoigner sur la qualité de vie et la sécurité des résidents de son quartier. La citoyenne du Vieux-Terrebonne dénonce le bruit et le danger que créent les camions qui passent près de chez elle. À la suite de son témoignage, la Ville affirme travailler actuellement sur différentes pistes de solutions afin d’améliorer la situation.

Lors de la séance, la citoyenne a tenu à rappeler que les rues du Vieux-Terrebonne sont étroites et ne sont pas conçues pour accueillir des camions imposants comme il est possible d’en voir. Elle a souligné que ces camions sont dangereux pour les piétons, les cyclistes et les familles qui fréquentent le quartier. Mme Martel a aussi soulevé que le bruit des camions, tôt le matin et même parfois le samedi, nuit à sa qualité de vie, puisqu’il lui arrive de les entendre alors qu’il n’est même pas 5 h.

Constats et faits

La Revue s’est rendue chez Mme Martel et son conjoint, Sylvain Leprohon, le lundi 8 juin dernier, afin de mieux comprendre la situation soulevée par la Terrebonnienne lors de la séance. La rue Hercule-Maisonneuve, où le couple habite depuis quatre ans, se trouve à une centaine de mètres du boulevard de Terrebonne. Elle se situe également à moins de 700 mètres de l’entreprise Fransyl, où sont principalement fabriqués différents produits de toiture et de bâtiment.

À notre arrivée sur place, vers 15 h, nous avons en effet constaté la présence de plusieurs camions, dont certains à 18 roues. La limite de vitesse n’était également pas toujours respectée par ces derniers.

Lors de la séance du 26 mai, le maire Mathieu Traversy a indiqué que l’Unité mobile d’intervention de la police est officiellement sur le terrain dans le Vieux-Terrebonne depuis le 17 mai dernier pour intercepter les contrevenants, surveiller le trafic et faire respecter les interdictions de poids lourds. Toutefois, Mme Martel soulève que, comme à n’importe quel endroit, les automobilistes et les camionneurs respectent généralement le code de la route lorsqu’ils aperçoivent des policiers. 

« Quand la police est là, c’est différent, nous a-t-elle dit. Tout le monde ralentit en voyant une police au coin de la rue. »

Ça ne date pas d’hier 

Conseiller municipal pour le Vieux-Terrebonne, Charles Messier affirme que la Ville travaille sur différentes pistes de solutions dans le but d’améliorer la situation. Le conseiller et la Ville ne se sont toutefois pas avancés au sujet des pistes de solutions sur lesquelles ils travaillaient. 

M. Messier sesouvientavoir rencontré Mme Martel durant sa campagne électorale l’an dernier, alors qu’il faisait du porte-à-porte. La citoyenne lui avait alors parlé de cet enjeu. M. Messier n’était toutefois pas sous le choc, puisque l’ancien conseiller municipal du Vieux-Terrebonne, André Fontaine, l’avait déjà sensibilisé au dossier. 

« Je lui avais proposé de faire une demande au comité de circulation pour modifier le trajet des camions, et peut-être même la façon dont les rues sont aménagées, a raconté M. Messier. Cela a pris des semaines, voire des mois avant d’obtenir une réponse, qui s’est avérée négative. »

Manifester du changement

Bien que Mme Martel ne soit pas la seule à avoir parlé de la situation à M. Messier, celui-ci croit qu’il y a beaucoup de résignation chez les citoyens du secteur. Il précise que certains ont toujours habité là et que pour eux, ces bruits quotidiens, même tôt le matin, font partie de leur vie. En d’autres mots, ils n’ont jamais pu comparer le tout à un autre endroit. 

« Je crois que beaucoup de personnes qui sont là depuis très longtemps se sont résignées et n’y croient plus, nous a mentionné l’enseignant de profession. Ils espèrent encore, mais n’y croient plus. On m’en a parlé, mais je ne peux pas dire qu’on m’a mis beaucoup de pression pour que les choses changent. Mme Martel, elle, s’est levée pour en parler. »

Le conseiller municipal rêve du jour où tout ça sera réglé. Cela n’a pas de sens pour lui d’avoir tous ces camions qui circulent dans le Vieux-Terrebonne.

« La meilleure amie de ma fille habite sur la rue Léveillé, a-t-il conclu. Lorsque nous allons chez elle et que nous voyons les camions passer, nous avons toujours peur qu’il se passe quelque chose. »

L’entreprise Fransyl

Puisqu’un bon nombre de camions circulant dans le secteur discuté proviennent de l’entreprise Fransyl, La Revue a tenté de communiquer avec elle pour obtenir des commentaires. Si l’entreprise a indiqué vouloir répondre à nos questions, au moment de partir sous presse, nous n’avions pas encore pu échanger directement sur le sujet.  

 

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