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11 mai 2022

Pierre-Luc Chenel - redactionlarevue@lexismedia.ca

« J’ai mis ma vie de côté » – Steven Dubois

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©Rafal Oleksiewicz

Les sacrifices ont été grands dans les dernières années pour Steven Dubois.

Une saison olympique amène son lot d’organisation, de sacrifices et de stress. Ajoutons la pandémie, et la situation peut devenir insoutenable.

Le patineur du secteur Lachenaie, à Terrebonne, Steven Dubois a dû mettre beaucoup de choses de côté afin d’être à son meilleur au bon moment. « Après les sélections olympiques, je me suis loué un appartement seul pendant trois mois pour ne pas attraper la COVID et finalement, toute l’équipe a eu la COVID en décembre, raconte-t-il. Je n’ai vu personne pendant cette période. »

« J’ai mis les études universitaires de côté, car je voulais me concentrer sur l’année olympique, continue le patineur. Juste le fait d’être aujourd’hui à la maison de mes parents et de jouer au golf, j’ai l’impression de recommencer la vie. »

Les préparateurs de l’équipe nationale de patinage de vitesse courte piste n’ont pas chômé dans la dernière saison. Pour la première fois de sa carrière, Steven Dubois a dû surveiller son poids, les portions et les aliments qu’il mangeait. « Il y a eu beaucoup de choses difficiles mentalement, avoue-t-il. Il faut apprendre à gérer le stress, et notre préparateur physique a fait des plans pour tout le monde. »

Stress financier

Une préoccupation plus méconnue qui affecte pourtant les athlètes amateurs est la gestion financière. Meilleur patineur courte piste au Canada, Steven Dubois est toujours à la recherche d’un commanditaire principal. « Si j’avais un commanditaire pour une voiture ou de l’argent, ça pourrait m’en donner assez pour ne pas avoir à me stresser pour me payer un appartement », mentionne l’athlète, dont la charge de travail tourne autour de 35 heures par semaine.

Dubois attend toujours ses bourses des coupes du monde disputées l’automne dernier pour payer ses nouveaux patins au prix de 4 500 $, excluant les lames. Tant que la facture n’est pas payée, la conception ne peut débuter. Du côté de ses bourses olympiques, il soutient qu’elles seront placées en fiducie et qu’il s’agit d’un montant imposable. « Je dois mettre de l’argent de côté, car le jour où je vais arrêter le patinage de vitesse, je devrai retourner aux études à temps plein. »

Dans les dernières semaines, Steven Dubois a signé une entente avec une agence de représentation et celle-ci aidera le patineur à se trouver des partenaires et des ressources financières. Il s’agirait d’un poids de moins sur les épaules de l’athlète amateur.

Lisez aussi : Une saison longue et fructueuse et Steven Dubois et Desjardins prennent le Relais

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