Catherine Gentilcore revient sur sa première année comme députée

  • Publié le 24 mars 2026
  • Lecture : 3 minutes
Alec Brideau
Catherine Gentilcore, députée de Terrebonne à l’Assemblée nationale du Québec. (Photo gracieuseté)
Catherine Gentilcore, députée de Terrebonne à l’Assemblée nationale du Québec. (Photo gracieuseté)

Représentant le Parti québécois, Catherine Gentilcore vient de compléter sa première année à titre de députée de la circonscription de Terrebonne. Élue aux élections partielles du 17 mars 2025, celle qui siège à l’Assemblée nationale du Québec revient sur son année.

« Ç’a été une grosse année, mais si je devais la décrire en un mot, ce serait par le mot “privilège”, dans tous les sens du terme, nous a-t-elle dit d’entrée. C’est un privilège de rencontrer les électeurs à l’épicerie, à la pharmacie ou dans la rue, de se faire interpeller pour discuter d’enjeux et de ce qu’ils pensent de la situation politique au Québec. Ce que je trouve intéressant et valorisant, c’est que mon travail à l’Assemblée nationale est nourri par ce que j’entends sur le terrain. »

Les jours suivant sa victoire, l’élue s’était vu confier plusieurs dossiers d’importance au sein de son parti : responsable de la Condition féminine, d’Économie et innovation, de Culture et communications, d’Enseignement supérieur, de l’Itinérance, d’Habitation et Accès à la propriété, de la Jeunesse, de la Solidarité sociale et de l’action communautaire ainsi que de Sport, loisir et plein air.

« Évidemment qu’avec tous ces dossiers, je n’ai pas chômé, a-t-elle dit. J’ai rencontré énormément d’entreprises et de petites et moyennes entreprises (PME). On a développé les bases de notre plateforme économique à la suite de ça. Les rencontres que tu fais avec les gens et les entrepreneurs qui t’expriment leur situation, c’est ça qui mène au développement de nos politiques. C’est ce que je retiens de cette dernière année. »

Parcours atypique

Avant d’être présidente du Parti québécois (2023 à 2025), puis députée depuis mars 2025, Mme Gentilcore a connu un parcours qui, vous dira-t-elle, n’a pas vraiment de lien avec la politique. 

« Je suis chanteuse d’opéra de formation, a-t-elle rappelé. J’ai ensuite fait un certificat en journalisme. J’ai étudié en communication marketing à HEC Montréal et j’ai aussi travaillé au Devoir pendant cinq ans. J’aimais beaucoup le beat d’un quotidien. C’est un peu comme la politique, c’est rythmé selon l’actualité et change tous les jours. Cela a vraiment conditionné mon cerveau à être capable de passer d’une chose à l’autre rapidement. »

Mme Gentilcore croit que rien ne peut parfaitement préparer quelqu’un à un rôle de député. En d’autres mots, c’est un métier assez unique, voire multidimensionnel.

« Il n’y a absolument rien qui te prépare à ton travail de député, mais absolument tout ce que tu as fait avant va te servir, a résumé la Lanaudoise. Tu dois sauter dans le vide et apprendre sur le tas, comme on dit. On a tous des bagages très différents, mais très complémentaires. C’est ce qui fait que notre équipe est vraiment assez large dans ses connaissances et dans ses capacités. »

Économie locale 

Il est difficile pour la politicienne de ne nommer qu’un moment de son année qui l’a particulièrement aidé à grandir, professionnellement ou personnellement. Elle est toutefois fière du travail effectué auprès des PME québécoises.

« Tout ce qu’on fait au niveau économique, avec le fait de remettre les PME du Québec et les régions au centre de notre vision politique, ça me rend extrêmement fière, a-t-elle ajouté. On arrive avec des mesures qui sont concrètes, qui sont claires et qui auront un impact positif, à mon avis, pour le Québec et nos entreprises. »

Garder la raison 

Mme Gentilcore considère que tout est un défi dans le milieu, mais que le plus grand est de rester authentique et connecté à la raison derrière laquelle on fait de la politique. 

« Il y a toujours un moment, avant de commencer la séance au salon Rouge (à l’Assemblée nationale), où nous prenons un moment de silence, a raconté la Lanaudoise. Je prends tout le temps ce moment-là pour me rappeler qui je suis et la raison pour laquelle je suis là. Je travaille pour les gens de Terrebonne avant tout. Je veux faire valoir les intérêts et les priorités des gens de ma circonscription. » 

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