Un rassemblement pour la semaine de reconnaissance des chauffeurs scolaire 

  • Publié le 8 juin 2026 (Mis à jour le 8 juin 2026)
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Un rassemblement de chauffeurs scolaire à Mascouche, le 4 juin 2026. (Photo gracieuseté)
Un rassemblement de chauffeurs scolaire à Mascouche, le 4 juin 2026. (Photo gracieuseté)

Alors que la première semaine de reconnaissance des chauffeurs de transport scolaire a eu lieu du 1 au 5 juin, La Revue est allée à la rencontre de ces acteurs importants, mais souvent oubliés, de la vie de nos enfants.

Une cinquantaine de chauffeurs de bus étaient présents lors d’un rassemblement organisé par le syndicat des employés du transport à Mascouche le jeudi 4 juin. Linda Talbot, présidente du syndicat Transco-Mascouche, explique l’importance que revêt pour les chauffeurs d’avoir réussi à faire voter la mise en place de la semaine de reconnaissance. 

La chauffeuse de bus depuis 25 ans explique que si le métier n’est que très peu considéré par les décideurs politiques, il n’en est pas moins important. « Les enfants, quand ils embarquent dans nos autobus, sont sous notre responsabilité. Un autobus qui tombe dans le fossé avec 72 primaires, le chauffeur est tout seul pour sauver ces enfants-là. Fait que la responsabilité est grande, mais la responsabilité, elle est comprise seulement quand il arrive quelque chose. Au jour le jour… l’importance et la dangerosité de conduire un véhicule lourd avec des enfants ne sont pas comprises ».  

« On peut certainement dire que c’est un métier avec de grandes responsabilités. Le matin, quand le parent me donne son petit quatre ans, il veut que je le ramène en bon état le soir. On doit faire en sorte que ces enfants-là soient bien dans l’autobus parce qu’ils sont mélangés avec un primaire au complet. Il y a des sixièmes, des cinquièmes, des quatrièmes », explique Linda Talbot.

Un métier « oublié » 

Surtout, Linda Talbot met l’accent sur la nécessité de mieux considérer le métier de chauffeur de bus scolaire. Une urgence, selon elle, car la pénurie de chauffeurs guette.

Une des raisons invoquées par la chauffeuse concerne la gestion des élèves. « Les personnes retraitées étaient capables de faire ce travail-là en ayant un revenu d’appoint. Mais à un moment donné, il y a eu un changement de paradigme. Les enfants sont devenus plus difficiles, plus coriaces, on va dire ça comme ça. Et les personnes retraitées, à un moment donné, elles se disent, je ne vais pas faire ça pour ma deuxième carrière, c’est bien trop dur ».  

Pour Linda comme pour Josée Dubé, vice-présidente à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), le renouvellement des effectifs va passer par une meilleure considération du métier. « La semaine de reconnaissance qui a été déposée à l’Assemblée nationale le 2 avril par la Fédération et le secteur du transport scolaire, bien, c’est une reconnaissance. Est-ce que ça va donner de l’argent de plus aux chauffeurs dans leurs poches? C’est sûr que non, mais c’est pour souligner l’importance du transport », termine Josée Dubé.  

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