Échanger pour mieux grandir

  • Publié le 1 sept. 2023 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

Les 25 et 26 août derniers, une délégation namuroise est débarquée en sol terrebonnien pour partager l’expérience et les connaissances des certains enjeux avec nos représentants.

Le maire de Terrebonne était heureux de cette rencontre qui allait pouvoir l’aider à prendre des décisions plus éclairées. « Tout d’abord, c’est certain que dans le projet de du pôle universitaire de Terrebonne, Namur qui a plus de siècles d’histoire que Terrebonne, a une expérience qui peut qui peut être partagée. Je suis fier de voir que la rectrice de l’université de Namur avec son vice-recteur soient présents. Ils sont d’ailleurs avec l’UQTR présentement pour discuter de certaines bonnes pratiques et de certains défis que peut avoir l’implantation de ce type d’institution. Évidemment je ne cacherai pas, mais je ne mets aucune pression, je pense qu’il y aura des thèmes académiques sur lesquels certains spécialistes pourront échanger à la lueur des discussions des rencontres d’aujourd’hui. Je pense que la ville de Namur comme la ville de Terrebonne a des défis sociaux, démographiques et économiques à surmonter, évidemment de transition écologique pour les prochaines années donc j’ai la conviction que nous avons beaucoup à partager », explique le maire Traversy.

 

La vision, qui est la mienne et qui a été partagée par beaucoup d’observateurs aussi, c’est que si le 19e siècle a été le siècle des enpits, le 20e celui des États-nations, le 21e siècle est, et sera, celui des villes parce qu’on entend d’ailleurs de plus en plus parler de diplomatie des villes. On a des villes qui, à l’échelle de la planète des contributions au PIB mondial, parfois excèdent celui de certains états, et donc, c’est aussi au cœur des villes que la plupart des défis sociétaux sont vécus. On peut penser à ces défis dans les parlements, mais c’est sur le terrain local qu’ils sont vécus. Je pense notamment à au développement socio-éducatif de la population. Je pense à l’itinérance sur laquelle les défis sont nombreux en terre québécoise comme en terre namuroise et c’est un des axes majeurs sur lesquels nous souhaitons, avec la délégation, pouvoir travailler. Je me réjouis de découvrir l’expérience de la hutte, ici, à Terrebonne, parce que nous sommes nous-mêmes à la croisée d’interrogations sur le renouvellement de nos pratiques d’accompagnement de la grande précarité. L’itinérance continue de gagner du terrain dans un contexte postpandémie où la précarité a augmenté. On a un grand défi aussi c’est de pouvoir offrir à nos populations l’accès au développement des formations, y compris d’enseignement supérieur. Mathieu l’a souligné, nous sommes tous 2 d’une génération très volontariste sur les questions de développement durable et de lutte contre le changement climatique et donc on sait bien qu’on ne réussit jamais seul. Il y a un proverbe africain qui dit « seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin » et je pense que ça illustre très bien l’intérêt de ces regards croisés. On n’a jamais raison tout seul, et donc, s’inspirer de ce qui se fait ailleurs pour pouvoir améliorer ce qui se fait chez nous. Penser davantage en « nous » plutôt qu’en « je », je crois que ça c’est une des clés du succès », renchérit Maxime Prévot, député-bourgmestre de la Ville de Namur.

 

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