Ange-Claude Bigilimana, sous de nouvelles couleurs

  • Publié le 29 sept. 2026 (Mis à jour le 29 sept. 2026)
  • Lecture : 4 minutes
(Photo gracieuseté)
(Photo gracieuseté)

Ange-Claude Bigilimana était déjà en campagne en 2022, mais sous les couleurs du Parti conservateur. Cette année, c’est le Parti libéral qu’il ambitionne de faire gagner dans Terrebonne.

La Revue a rencontré le candidat en vue des élections provinciales du 5 octobre 2026 pour lui poser quelques questions.

Parlez-nous de vous. 

Je suis Ange-Claude Bigilimana, père de trois enfants et résident de Terrebonne. Je suis un ingénieur de formation et de métier. Ça fait très longtemps que je m’implique ici à Terrebonne, que ce soit au niveau scolaire ou communautaire. Je m’implique aussi au niveau universitaire, entre autres à l’ETS, à l’École de technologie supérieure où je suis au conseil d’administration des anciens de l’ETS parce que c’est là que j’ai fait mon génie. L’implication communautaire me tient à cœur.  

Pourquoi vous-présentez-vous? 

Je me présente au Parti libéral du Québec parce que c’est le seul parti présentement qui rassemble le monde. Je trouve que le discours de Charles Milliard, présentement, c’est le seul discours qui donne l’équilibre. Je me sens bien sous la gouvernance de Charles Milliard, contrairement à ce qui se passe avec le Parti québécois, par exemple.  

Nommez-moi trois grands dossiers sur lesquels vous voulez pousser? 

Moi, je souhaiterais que la A25, éventuellement, les citoyens de Terrebonne et les circonscriptions alentours puissent y avoir accès. C’est un pont offrant un très bon service. Il est très bien entretenu et je n’ai rien à dire sur sa qualité, mais côté prix, ça ne marche pas.  Je comprends que c’est une entreprise privée qui est dans le partenariat public-privé, mais il va falloir revoir ce modèle-là. C’est un des dossiers que j’aimerais régler, que ce soit pour les PME, mais aussi pour les citoyens de Terrebonne. Ça, c’est le premier engagement.  

Un autre engagement, ça serait le logement. Ici, à Terrebonne, il y a de plus en plus de familles, mais ces familles, leurs enfants, ils sont en train de grandir. Dans Lanaudière, Terrebonne fait partie des villes qui sont en train de croître énormément. Il va falloir aussi penser aux logements qui coûtent moins cher. Et Charles Milliard, avec le Parti libéral du Québec, me parle énormément sur cet enjeu-là. Pourquoi? Parce qu’ils veulent construire 100 000 logements, dont 40 000 seront des logements abordables. Je pense que sur 100 000 logements par année, Terrebonne va avoir sa part là-dedans et la déréglementation va permettre aussi de construire ces logements.  

Et le troisième, c’est la jeunesse. Il faut recentrer le discours sur la jeunesse. On ne peut pas continuer à juste parler des personnes âgées. On parle des jeunes familles, mais on ne parle pas de la jeunesse qui grandit parce qu’ils sont perdus entre les deux. J’aimerais vraiment être le porte-parole des jeunes Terrebonniens et Terrebonniennes pour qu’eux aussi se sentent concernés.  

Décrivez votre circonscription en trois mots. 

 La circonscription de Terrebonne est très grande. On est entouré de grandes circonscriptions avec Les Plaines, Mille-Îles, De la Fontaine, sans oublier Masson. Et c’est une circonscription en plein développement, au niveau économique, au niveau humain, parce que la population augmente de plus en plus. 

C’est pour ça qu’il va falloir un député qui n’a pas la langue dans sa poche, mais qui travaille en partenariat pour pouvoir développer davantage, profiter de ce boom économique et de population pour Terrebonne.  

Que diriez-vous à quelqu’un qui ne compte pas voter pour vous? 

Je lui dirais, mon cher ami ou ma chère amie, pense à ton avenir. L’avenir au Québec ne se construit pas juste en pensant à un pays, mais plutôt en se rassemblant d’abord. Nous sommes quand même ici à Terrebonne, une ville en pleine croissance, qui fait partie de l’écosystème québécois où nous sommes les seuls francophones en Amérique du Nord.  

Et je vous dirais, venez avec moi, vous me voyez souvent dans vos activités, vous me voyez avec le maire, vous me voyez avec d’autres concitoyens. Mais venez, votez pour moi, pour qu’on puisse y arriver ensemble. Je suis un Québécois, et je veux participer à la croissance de Terrebonne. 

Si vous êtes élu, est-ce que vous, vous vous engagez à travailler sur le développement du quartier universitaire et du transport en commun dans votre circonscription? 

Oui, je m’engage à pousser pour ça parce que le développement universitaire, c’est un projet que je suis depuis 6 ans avec le maire de Terrebonne. 

Chaque fois que je fais des suivis au niveau de ce développement-là, on se rend compte que c’est mis de côté à Québec. Il va falloir pousser pour pouvoir donner la chance aux jeunes de Terrebonne de rester ici. 

Et j’irais plus loin même. Présentement, l’offre qui serait offerte pour les premiers pavillons n’est pas assez large. Il faut la développer davantage, il faut amener des facultés de génie, il faut amener des facultés de droit, il faut amener les facultés de l’éducation. 

L’autre chose, au niveau du transport en commun, tantôt j’ai rencontré les gens d’EXO. Je leur dis, oui, ça prend du financement, mais aussi ça prend de la bonne gestion. Parce que c’est bien beau de vouloir le financement, mais s’il est mal géré, ça ne sert à rien. 

J’ai oublié un point important au niveau du transport :  on oublie souvent les paramédics. Les paramédics dans Lanaudière sont en négociation depuis plusieurs années. Et moi, c’est un autre enjeu pour leque je m’engage officiellement : de porter la main et la parole des paramédics de Lanaudière, qui sont, oui, une entreprise privée, mais à qui il va falloir donner de la latitude pour pouvoir mieux travailler avec les médecins et le système de santé.  

Une question juste pour vous : lors de la précédente élection vous portiez les couleurs du Parti conservateur, pourquoi avez-vous changé pour le Parti libéral ? 

Je vous dirais, le changement est simple. C’est que le Parti conservateur du Québec est en train de devenir un parti, pour moi, d’extrême-droite. Et l’extrême-droite, c’est non au Québec. Pourquoi l’extrême-droite? Quand on commence à me faire comprendre que le système migratoire ou les immigrants qui sont arrivés ici sont la cause de tout ce qui ne va pas au Québec, mais quand je vois ma mère, mon père, qui était professeur dans des collèges, qui fait le ménage ici, qui travaille, qui paye les impôts ici, quand je vois mes sœurs, quand je vois les enfants des autres, c’est quoi cette animosité-là?  Donc, il va falloir faire attention. Il va falloir faire attention aussi à ce discours où on veut aussi couper 20 000 fonctionnaires dans l’État. 

Mais ce ne sont pas les fonctionnaires qui causent les problèmes. Le problème, c’est la réglementation que subissent les fonctionnaires. Les élus votent des règlements inapplicables pour les fonctionnaires. Ils disent aux fonctionnaires, tenez, appliquez. Mais il n’y a aucun fonctionnaire qui va y arriver. Il va falloir s’attaquer au réel problème, aux vrais enjeux, faire des vrais débats. Mais l’animosité, c’est non. L’animosité et le mensonge, c’est non, c’est non, c’est non. C’est ça qui a fait que j’ai quitté le Parti conservateur, où j’ai quand même été président intermédiaire de ce parti-là. 

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