Stéphane Handfield, de retour en campagne

  • Publié le 23 sept. 2026 (Mis à jour le 23 sept. 2026)
  • Lecture : 4 minutes
(Photo gracieuseté)
(Photo gracieuseté)

 Après une première élection terminée à la deuxième place dans Masson, l’avocat en droit de l’immigration Stéphane Handfield est de nouveau candidat pour le Parti Québécois.

La Revue a rencontré la candidate en vue des élections provinciales du 5 octobre 2026 pour lui poser quelques questions.

Parlez-nous de vous.

J’habite Mascouche, je suis un gars du coin, depuis un peu plus de 30 ans. J’ai été conseiller municipal ici avec Guillaume Tremblay de 2013 à 2021. Je suis ambassadeur au Relais pour la vie depuis de nombreuses années, partenaire de la Fadoq, partenaire de la SODAM, partenaire au Festival des arts de Mascouche, qui, malheureusement, a vécu sa dernière édition la fin de semaine dernière, bénévole à la Guignolet, parent bénévole, il y a quelques années, au conseil d’établissement, au comité de parents. Bref, je pense que je suis quelqu’un de bien enraciné dans son milieu.

Pourquoi vous-présentez-vous?

J’ai toujours été impliqué en politique auprès du Parti québécois. La politique municipale, à l’époque où j’avais des jeunes enfants, c’était un palais de gouvernement qui était très près de la population et qui nous permettait tous les soirs de rentrer à la maison. En même temps, je pouvais continuer ma pratique.

Puis, après huit ans, bien, je me suis dit, je veux emmener mon implication à un autre niveau. Je voyais surtout ce qui se passait au niveau du système d’immigration. On avait un système qui certes méritait d’être amélioré, mais là, on l’a vraiment brisé. Donc, je veux essayer d’emmener mon expertise au niveau national pour corriger le tir. Puis, en même temps, le Parti québécois, tu sais, j’ai un objectif, c’est de faire du Québec un pays. C’est le seul parti qui est pleinement souverainiste et qui aspire à ce que le Québec soit un pays qui va prendre ses propres décisions.

Nommez-moi trois grands dossiers sur lesquels vous voulez travailler ?

Le logement, l’intersection de la 640 et du chemin des Anglais et le soin à domicile pour nos aînés. On parle beaucoup ces derniers temps du logement abordable, mais je trouve qu’on a un peu abandonné le logement social.

Avec la crise du logement qui sévit, autant à Mascouche-Terrebonne que dans d’autres régions du Québec, c’est important d’avoir une vision globale de cette question-là et de pouvoir prendre des décisions appropriées.  On a à la maison quatre enfants, ils sont en âge d’acquérir une première propriété et c’est pratiquement mission impossible. Aujourd’hui, c’est très, très difficile pour nos jeunes familles, il faut avoir des mesures pour leur permettre d’espérer. Et le logement social, je pense que ça doit être une priorité. On voit que l’itinérance a doublé l’itinérance au cours des 20 dernières années sous le gouvernement de la CAQ. Il faut aborder cette question-là.

Sécurité de l’intersection de la voie de service de l’autoroute 640, le chemin des Anglais. C’est un problème quand j’étais conseiller municipal. Et malgré toutes ces années, malgré les accidents graves, les blessés, les décès, ce n’est toujours pas réglé.  On a vu l’année dernière, il y a un peu plus d’un an, la ministre, l’ex-ministre du Transport, Geneviève Guilbault, accompagné du député, certainement, Julien Millet, faire des grandes déclarations, photos, que ça allait être réglé dans les semaines à venir. Finalement, ça fait plus d’un an et on a appris dernièrement que, c’est toujours à l’étude et qu’il n’y a pas de calendrier d’échéancier. Donc, c’est inacceptable.

Ensuite, les soins à domicile, on a une population quand même vieillissante. C’est important d’avoir des mesures. Les gens souhaitent demeurer à la maison le plus longtemps possible. Personnellement, j’ai vécu la situation où, après 50 ans, ma mère a dû aller en RPA parce qu’on n’avait pas accès à des soins à domicile. Alors, le Parti québécois a fait des propositions qui sont crédibles, cohérentes, humaines et qui vont dans le sens qu’on va essayer, dans la mesure du possible, de faire en sorte que les gens puissent avoir des soins adéquats et demeurer le plus longtemps possible dans leur résidence. On a des programmes, par exemple, des allocations, des subventions pour transformer des maisons en intergénération.

Décrivez votre circonscription en trois mots.

@R : Alors, circonscription de Masson, la ville de Mascouche et le secteur de Lachenaie. C’est un territoire qui est quand même assez vaste, qui a des enjeux un peu différents.  Oui, il y a des enjeux communs, transports collectifs, etc, mais, Lachenaie a certains problèmes que Mascouche n’a pas et à l’inverse, Mascouche a certains problèmes, certains enjeux que Lachenaie n’a pas.

Que diriez-vous à quelqu’un qui ne compte pas voter pour vous?

Ce que je lui dirais, c’est de, un, regarder les programmes, mais surtout de regarder le profil des candidats. À part mon collègue de Québec solidaire, aucun de mes adversaires ne réside dans la circonscription.

Alors, si quelqu’un hésite, je lui dirais, regardez les profils, regardez qui au quotidien pourra le mieux vous représenter et défendre vos intérêts. Parce qu’au-delà des partis, au-delà des chefs, il y a des députés. Et quand on a un problème, ce n’est pas le chef qu’on appelle, c’est le député local. Et je suis un député local, une personne qui est enracinée dans sa communauté. Alors, les problèmes et les enjeux que les gens vivent, je les vis au quotidien.

Si vous êtes élu, est-ce que vous, vous vous engagez à travailler sur le développement du quartier universitaire et du transport en commun dans votre circonscription?

Le transport en commun, c’est un enjeu vraiment criant pour les gens de Maçon, que ce soit Mascouche-Terrebonne, Les Plaines, même si ça déborde, on peut parler de Repentigny, de l’Assomption, il y a vraiment un problème. Quand on est impliqué localement, on le vit. Mes enfants, aller au cégep de Terrebonne, c’était le parcours du combattant.

Dans la région, il y a à peine 8% des gens qui se déplacent en transport en commun : on ne peut pas faire autrement que de parler de congestion routière à partir du moment où tu n’as pas une offre de service qui est intéressante, qui est adaptée à la réalité. Aussi, des gens d’aujourd’hui, si on regarde juste le train, pas de train la fin de semaine. Tu veux aller à un festival à Montréal, tu veux aller voir un spectacle. Pas de train. Tu fais quoi? Tu prends l’auto. Je dis qu’il faut avoir une vision, pas juste à court terme, mais une vision globale de la situation. Donc oui, pour moi, le transport collectif, c’est une priorité d’ailleurs.

Pour le pôle universitaire, bien, je ne peux pas dire que je ne trouve pas ça intéressant.  Maintenant je ne peux pas prendre une décision aujourd’hui, un engagement au nom du Parti québécois. Je vais laisser, évidemment, le chef faire les annonces. En conséquence, je pense que ce serait irresponsable de ma part de m’engager aujourd’hui devant vous sur un enjeu aussi important, alors que je pense que ça revient au chef de prendre cette décision-là. Mais soyez assurés que, personnellement, c’est un dossier qui me tient à cœur.

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