Prévenir plutôt que guérir

Pierre Lavoie est venu donner une conférence au GMF de Mascouche. (Photo Médialo - Raphaël Isselet)
Pierre Lavoie est venu donner une conférence au GMF de Mascouche. (Photo Médialo – Raphaël Isselet)

La prévention de plus en plus présente 

@R : Et ces dernières années, le mouvement semble fonctionner. « Je pense qu’il y a une évolution dans les mentalités des gens. Je pense que les plus jeunes générations sont toujours un peu plus réfractaires ou préfèrent jouer sur la prévention. Ils arrivent avec un problème de santé, mais ils se demandent “comment je pourrais modifier mes habitudes de vie ?”. On ne recherche plus la facilité comme avant avec la pilule facile. Je pense qu’il y a un gros revirement », dit Laurie Vignola-Pigeon.  

Malgré tout, les médecins de famille ne peuvent pas tout faire, ou en tout cas pas autant qu’ils le souhaiteraient. « Il faut réaliser que les médecins de famille sont beaucoup sous pression. On a un manque de 2000 médecins minimum en première ligne. C’est sûr que de dire qu’on est capable d’aborder tout ça autant qu’on voudrait, la réponse est non. Mais est-ce qu’on le fait ? Oui, on essaie de le faire le plus possible. Souvent, c’est dans des situations particulières où on est capable de l’aborder avec nos patients », rapporte Mme Vignola-Pigeon.  

Enfin, Pierre Lavoie voit un changement après quasiment deux décennies d’activisme. « Les nouveaux médecins qui arrivent sur le plancher, ils veulent faire de la prévention. Ils ont participé au défi des cubes d’énergie. Maintenant, ils regardent le patient, puis là, ils sentent qu’il est peut-être prêt à fournir des efforts. Il est devenu un patient partenaire. Tandis qu’avant, il n’avait pas confiance. Le médecin prescrivait parce qu’il savait que le patient n’allait pas faire la prévention. C’était culturel ».  

La liste de toutes les marches organisées au Québec est à retrouver sur le site internet onmarche.com. 

Pour promouvoir l’événement, Pierre Lavoie était en visite au GMF clinique médicale de Mascouche.  

Pour la 12e édition de la grande marche, on dénombre environ 125 événements dans tout le Québec. Dans la région de Lanaudière, ce sont 16 marches qui seront organisées, le tout pour inciter les gens à marcher et les orienter vers la prévention.  

« Je pense que la prévention, c’est la clé actuellement. Ce qu’on veut, c’est vivre longtemps en santé. Ce qu’on veut, c’est repousser le plus possible le curatif. Les médecins, on est très bons dans le curatif. Mais les médecins de famille, on est très bons dans la prévention aussi. On a une relation privilégiée avec nos patients », explique la docteure Laurie Vignola-Pigeon.  

Changer la culture au Québec 

Mais pour Pierre Lavoie, les marches s’inscrivent dans un projet plus global de faire évoluer la culture de santé au Québec vers un modèle plus préventif. « J’avais dit que ça allait prendre 20 ans. Ça fait 18, il reste deux ans. On va arrêter de dire “il faut faire de la prévention”. Là, on va vraiment en faire. Mais dans un écosystème. Ce ne sera pas juste le médecin. Le médecin a un rôle à jouer. Mais s’il est tout seul à le faire, on n’y arrivera jamais » déclare Pierre Lavoie.  

Pour lui, tout un écosystème doit fonctionner autour des médecins pour amener les Québécois à être plus actifs. « Les parents doivent en faire une partie. L’école doit en faire une partie. La ville a une grande partie. Puis après ça, les fédérations, les clubs, l’écosystème sportif. Et bien entendu, le loisir, l’accès à la nature, l’accès à l’eau. Là, il y a un écosystème. Et quand le médecin envoie son patient, il y a des pistes d’atterrissage un peu partout », explique Pierre Lavoie.  

La prévention de plus en plus présente 

Et ces dernières années, le mouvement semble fonctionner. « Je pense qu’il y a une évolution dans les mentalités des gens. Je pense que les plus jeunes générations sont toujours un peu plus réfractaires ou préfèrent jouer sur la prévention. Ils arrivent avec un problème de santé, mais ils se demandent “comment je pourrais modifier mes habitudes de vie ?”. On ne recherche plus la facilité comme avant avec la pilule facile. Je pense qu’il y a un gros revirement », dit Laurie Vignola-Pigeon.  

Malgré tout, les médecins de famille ne peuvent pas tout faire, ou en tout cas pas autant qu’ils le souhaiteraient. « Il faut réaliser que les médecins de famille sont beaucoup sous pression. On a un manque de 2000 médecins minimum en première ligne. C’est sûr que de dire qu’on est capable d’aborder tout ça autant qu’on voudrait, la réponse est non. Mais est-ce qu’on le fait ? Oui, on essaie de le faire le plus possible. Souvent, c’est dans des situations particulières où on est capable de l’aborder avec nos patients », rapporte Mme Vignola-Pigeon.  

Enfin, Pierre Lavoie voit un changement après quasiment deux décennies d’activisme. « Les nouveaux médecins qui arrivent sur le plancher, ils veulent faire de la prévention. Ils ont participé au défi des cubes d’énergie. Maintenant, ils regardent le patient, puis là, ils sentent qu’il est peut-être prêt à fournir des efforts. Il est devenu un patient partenaire. Tandis qu’avant, il n’avait pas confiance. Le médecin prescrivait parce qu’il savait que le patient n’allait pas faire la prévention. C’était culturel ».  

La liste de toutes les marches organisées au Québec est à retrouver sur le site internet onmarche.com. 

Articles les plus consultés

L’inauguration de la bâtisse a eu lieu le 30 septembre. (Photo Médialo – Raphaël Isselet )
Actualités
Santé

La maison Lacourse inaugurée à Terrebonne

La maison Lacourse, qui accueille des adultes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme, a ouvert ses portes il y a quelques semaines.
(Photo Médialo - Raphaël Isselet)
Actualités
Politique

Élections provinciales : Catherine Gentilcore réelue députée

Catherine Gentilcore a remporté sa seconde élection de députée de Terrebonne, un résultat confirmé vers 21h30. 
(Photo gracieuseté)
Actualités
Politique

Votre soirée électorale en direct

En ce lundi 5 octobre, votre journal sera sur le terrain dès 20 h afin de vivre en direct les derniers moments de cette campagne électorale provinciale 2026.