Un dernier tour de piste de François Legault

  • Publié le 14 avr. 2026 (Mis à jour le 16 avr. 2026)
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Le legs de François Legault. Photo Médialo Pierre Chartier.
Le legs de François Legault. Photo Médialo Pierre Chartier.

Depuis maintenant 13 ans, François Legault fait partie du paysage politique de la MRC de L’Assomption, premièrement à titre de député et maintenant à titre de premier ministre du Québec. Et pour clore ses pas en politique provinciale, il a choisi l’Hebdo Rive Nord, une publication du groupe Médialo pour sa dernière entrevue comme premier ministre.

L’atmosphère était fébrile dans les locaux du journal, le jeudi 9 avril dernier. La présence des gardes du corps en civil, des policiers de la Sûreté du Québec ainsi que des agents du Service de police de la Ville de Repentigny faisait de cet événement quelque chose d’unique.

Après avoir salué les employés du journal, le premier ministre a répondu aux questions et il a fait, comme il se doit, un bilan de ses années au pouvoir.

Fier des résultats économiques

Pour le premier ministre, les résultats au niveau de l’économie du Québec le satisfont. Et il n’en démord pas : « Je suis serein, satisfait de ce que j’ai fait. Je ne suis pas déconnecté, je vois bien que certaines personnes résument mes mandats à quatre mauvais dossiers […] Je suis content des résultats, mais je sais que les gens ont bien plus parlé de Northvolt que de mes résultats en économie. Pendant sept ans, on a battu le reste du Canada pour la performance économique et moi je le sais que mon bilan est bon en économie. »

Ce dernier se réjouit également d’avoir « baissé les impôts puis les taxes, si bien que lorsqu’on observe l’augmentation du revenu disponible après impôt, on constate qu’on a dépassé le reste du Canada ».

Une pandémie éreintante

Parmi tous les dossiers qu’il a eu à gérer, celui de la pandémie de la COVID-19 a été un des plus complexes. François Legault se souvient très bien de cette période mouvementée : « On apprenait sur le tas, je prenais des décisions rapidement : on ferme des industries, on ferme des écoles, on ferme des restaurants, raconte-t-il. Ce que l’on voulait c’est qu’il y ait le moins de personnes qui meurent dans cette pandémie. Après, c’était l’ouverture des écoles, car les jeunes avaient besoin de ce retour. Ça n’a pas été facile à gérer tous les jours. J’ai tenté d’être le plus transparent possible.»

Ce dernier se remémore les deux annonces à la population à l’occasion du temps des Fêtes. La première donnait des règles pour la tenue des festivités et la deuxième où il a interdit les rassemblements pour la fête de Noël. « J’ai passé plusieurs nuits blanches à cette époque », avoue M. Legault.

Un nationaliste assumé

Un autre point que le premier ministre défend bec et ongles est l’identité québécoise. « On ne s’en souvient pas, mais il y a huit ans, dire que le Québec avait dépassé sa capacité d’accueil des immigrants pour protéger notre langue puis nos valeurs, c’était gros comme affirmation. À l’époque, Philippe Couillard me disait que je soufflais sur les braises de l’intolérance […] Je pense qu’aujourd’hui il y a un bout de chemin qui a été fait. Il y a une bonne partie des Québécois qui disent qu’on a le droit de défendre notre langue, de défendre nos valeurs incluant la laïcité, et depuis combien de temps on a parlé des accommodements raisonnables ? Vous savez, d’avoir réussi à redonner une certaine fierté aux Québécois ou, en tout cas, une certaine partie des Québécois […] Qu’on puisse dire, moi je veux défendre ma langue puis mes valeurs sans me faire accuser d’être raciste », de souligner le premier ministre.

 

Après deux semaines de vacances, François Legault sera de retour à titre de député de L’Assomption où il terminera son mandat jusqu’à la tenue des élections provinciales en octobre prochain.

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