Une rafteuse de Terrebonne sacrée championne du monde

L'équipage Kariboo au boit de la compétition. (Photo gracieuseté)
L’équipage Kariboo au boit de la compétition. (Photo gracieuseté)

Quatre femmes ambitieuses ont été couronnées championnes du monde en rafting chez les maitres (40ans et plus) lors des Championnats mondiaux de La Fédération International de Rafting (IRF) tenus en Malaisie en décembre dernier. La Revue s’est entretenue avec la Terrebonnienne Karine Prud’homme, avant droite de l’équipe Kariboo. 

Reconnu pour son esprit d’équipe, sa discipline et sa passion pour l’eau vive, le quatuor s’est imposé parmi les 65 équipes participantes aux Mondiaux. Les représentantes du Canada sont montées sur le podium lors des quatre épreuves de la compétition. Elles ont commencé en force en remportant l’or à la compétition du sprint : « On a réussi le côté endurance, le côté rapidité, puis le côté stratégie technique. Nous nous sommes démarquées dans chaque épreuve », décrit Karine Prud’Homme. Leurs performances les ont conduites à cumuler le maximum possible de 1000 points et a les amené au titre mondial.  

Pro depuis peu 

Engagée dans le sport de niveau professionnel depuis seulement sept ans, Karine Prud’homme présente son parcours atypique et ce qui l’a inspiré à se dépasser. « La plupart des athlètes qui deviennent bons ont déjà été guides pour une compagnie de rafting. Ce qui n’était pas mon cas. J’ai débuté avec mon amie et coéquipière Karine Corriveau pour le plaisir il y a une quinzaine d’années. Puis, il y a sept ans, lors d’un voyage dans le Grand Canyon, sur le Colorado, on a pris la décision de monter une équipe pro et de commencer à s’entrainer de façon intensive ».  

Kariboo est maintenant composée des deux acolytes et de Marilou Hénard et Sarah Bédard, avec qui elles ont remporté le titre sur la rivière Kampar à Gopeng en Malaisie. Karine Prud’homme explique la joie et la fierté que le quatuor a vécues, après avoir franchi la ligne d’arrivée de la dernière épreuve, le <@Ri> Downriver <@$p> . « On est devenu très émotif et la fierté est montée en nous, on avait toutes les larmes aux yeux ». Pour elle, cette réussite n’a pas été sans sacrifices. « Ce n’est pas toutes les femmes qui peuvent réaliser des choses comme ça. Habituellement dans le sport professionnel, les femmes sont beaucoup plus jeunes. C’est rare de gagner à notre âge et d’avoir des emplois importants qui nécessitent beaucoup de notre temps », explique celle qui occupe le poste de directrice adjointe d’une école secondaire. 

Une gymnastique organisationnelle  

Pour se préparer pour les mondiaux, l’équipe Kariboo a dû mettre les bouchés doubles et faire preuve d’une impressionnante flexibilité pour intégrer les entraînements à des vies occupées. « Nous avons dû faire preuve de beaucoup de conciliation. À quatre, on a dix enfants », mentionne la rafteuse de Terrebonne. Durant toute l’année, elles s’adonnent de façon rigoureuse à des sessions de musculations individuelles et de rafting. « Les réunions communes doivent être planifiées longtemps en avance. On se fait un calendrier pour plusieurs mois. Par exemple, on ne peut pas se rencontrer tous les samedis, c’est plutôt lorsque nous sommes les quatre disponibles ». Karine Prud’homme explique qu’elle a la chance de s’entrainer avec son amie Karine Coriveau plus régulièrement au bateau-dragon à Montréal. La discipline se pratique en eau calme et permet « de travailler les mêmes muscles », malgré une technique divergente. En eau vive, l’équipe Kariboo s’entraine à Valleyfield et sur la rivière Rouge. 

Concentration ultime 

À leur arrivée en Asie du Sud-est, l’objectif est avant tout de rester concentrées. Elles décident de visiter minimalement la région et se dirigent rapidement vers la rivière Kampar pour se pratiquer. « On a été une équipe très sérieuse. On se couchait tôt, on faisait nos étirements, on mangeait bien et on s’hydratait ».  

Le plus grand défi que la rivière avait à offrir était la prédominance de roches. « Il y avait peu d’eau, mais le niveau a quand même été stable. Dans ces conditions, on doit ajuster la pression du bateau ».  

Photo gracieuseté.

Le secret des gagnantes 

Pour Karine, c’est un nouveau défi à chaque fois qu’elle embarque. Le secret de leur motivation et de leur performance ? La communication. « Avant le départ et pendant la course, l’important c’est de verbaliser les choses de façon positive. Si j’entends ma collègue dire, ‘’on les dépasse par la droite’’ après s’être fait dépasser, on sait que c’est possible. Ça change complètement l’interprétation et l’effort qu’on y met ». 

Ni le rafting ni la possibilité de devenir championne du monde n’était un objectif de la Terrebonnienne lorsqu’elle avait 20 ans. Mais Karine rappelle qu’ « il n’y a pas d’âge pour se dépasser et qu’il ne faut jamais arrêter d’y croire ». 

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