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Bioblitz de Terrebonne: une journée pour apprendre

Les participants ont pu notamment partir à la recherche des insectes du parc. (Photo gracieuseté)
Les participants ont pu notamment partir à la recherche des insectes du parc. (Photo gracieuseté)

Pour sensibiliser à l’environnement, rien de tel que d’aller sur le terrain. Samedi 23 mai, le parc de la Rivière de Terrebonne accueillait le bioblitz, une journée pour apprendre à connaître les espèces qui vivent dans le parc.  

Ce samedi matin, le parc de la Rivière bruisse d’activité. Tout au long de la journée, des activités de découverte de l’environnement se succèdent, tournées vers les insectes, les champignons, les oiseaux et même les chauves-souris, à l’occasion du troisième bioblitz organisé par la Ville de Terrebonne.  

Alexandre Beaudoin, biologiste et fondateur d’Éco-Pivot, l’entreprise contractée par la Ville pour gérer les ateliers, nous présente le principe du bioblitz. «  Il y a trois types de bioblitz. Les scientifiques, ce ne sont pas des activités  ouvertes au public, on va avoir un paquet d’experts qui vont venir, on va appliquer des protocoles. Ça, c’est vraiment un objectif de juste aller chercher de la donnée ». 

« Le bioblitz communautaire, c’est l’intermédiaire avec le bioblitz éducatif. Le Bioblitz éducatif, ce serait uniquement d’avoir le kiosque, par exemple, pour présenter ce qui est présent en mode photographie. Le bioblitz communautaire, comme celui-là, c’est super intéressant parce qu’on va avoir des données à la fin de la journée sur ce qu’on a vu. Mais, en plus, on présente le métier de biologiste en même temps », présente Alexandre Beaudoin.  

Protéger la nature 

Mahotia Gauthier, chef de division au bureau environnement de la Ville de Terrebonne, explique l’objectif derrière ces journées. « Il y a quelques années, on a réalisé pendant la pandémie que les gens utilisaient beaucoup le corridor de biodiversité sans qu’il soit encore aménagé et vraiment accessible au public. On voulait trouver une façon pour que les gens arrêtent de créer des sentiers sauvages, par exemple. On s’est dit, quoi de mieux que les gens viennent participer à des inventaires et qu’ils comprennent la richesse de leur milieu. Naturellement, ils vont vouloir en prendre soin et ils vont devenir les gardiens du corridor de biodiversité. » 

 Mais l’objectif est aussi de faire un inventaire des différentes espèces que l’on peut trouver sur une zone. « Chaque année, on le fait dans un secteur différent du corridor. Ce ne sont pas les mêmes espèces, ce ne sont pas les mêmes milieux. Ça fait tout le temps une nouveauté, même si on refait un bioblitz tous les ans. Le côté pratique aussi, c’est que ça nous donne beaucoup d’inventaires en peu de temps, beaucoup de données, à peu de frais. C’est vraiment un double coup d’œil », précise Mahotia Gauthier.  

S’il ne s’agit pas d’un bioblitz scientifique, l’intérêt n’est pas uniquement de communiquer sur la nature. « À la fin d’une journée de bioblitz, peu importe où on est à chaque fois, on repart et on a l’impression d’avoir une connaissance fine du territoire comme jamais on arrive », dit Alexandre Beaudoin. « Avec une succession d’inventaires qu’on va faire dans une journée comme celle-là, on ratisse complètement le boisé, les milieux humides comme ici. À la fin de la journée, on a un diagnostic. Ce n’est pas de valeur scientifique en tant que telle, mais on peut quand même trouver des perles d’espèces à statut. Automatiquement, nous autres, on va les enregistrer. Si c’est une espèce qui n’a pas été répertoriée jusqu’à maintenant, on va aller au CDPNQ, le Centre des données du patrimoine naturel du Québec. Parfois, avec un bioblitz, on trouve une espèce qui n’avait historiquement pas été vue sur le site », conclut le fondateur d’Éco-Pivot.  

Mieux connaître son environnement 

Nicolas Pinceloup est biologiste et était présent ce jour-là pour emmener les visiteurs découvrir les plantes du parc de la Rivière. Pour lui, ces activités sont des succès. «  Les gens sont contents. Moi, je leur montre des plantes qui sont envahissantes, des trucs qui peuvent se manger, qui peuvent se goûter. Comme ça, ils ont la texture un petit peu et ça leur donne une expérience directe. Je pense qu’ils ont beaucoup aimé ça », raconte-t-il.  

« Personne ne connaît vraiment les plantes. On regardait une plante et je leur montre comment utiliser leur téléphone pour identifier. Ils me disent que c’est du basilic, mais c’était un érable. On est tous un peu mauvais avec les plantes. Ils sont curieux et il faut trouver un véhicule pour les intéresser : le truc un peu toxique, le truc qui se mange ».  

(Photo gracieuseté)

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