Choisir les Moulins comme terre d’accueil  

  • Publié le 28 avr. 2026 (Mis à jour le 28 avr. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc. La famille Algérienne avec leur certificat d’accueil
Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc. La famille Algérienne avec leur certificat d’accueil

La MRC des Moulins accueille de plus d’immigrants, venus à Terrebonne et Mascouche pour de multiples raisons. À l’occasion de la cérémonie d’accueil des nouveaux arrivants, La Revue est allée à la rencontre de certains pour évoquer leur parcours.  

 

Médecin de formation, Louise a longtemps voyagé entre Haïti et les États-Unis pour le travail. Avec la montée de la violence dans son pays d’origine, elle commence à s’inquiéter pour sa sécurité. « Je n’ai pas décidé d’immigrer par choix. Je travaillais comme médecin chez moi. À cause de la violence des gangs, beaucoup de mes collègues médecins se sont fait kidnapper et assassinés, donc, moi-même, je ne pouvais plus vivre chez moi. »  

Elle se rend d’abord aux États-Unis et doit faire un choix pour sa demande d’exil. « Après un voyage pour le travail, j’étais bloquée à l’extérieur et je devais choisir de rester comme demandeur d’asile. Je trouvais que ce serait beaucoup plus facile d’être dans un pays francophone. D’ailleurs je préfère la vie ici, au Québec, plutôt qu’aux États-Unis. » 

 

 

Lieu de rassemblement pour la communauté 

Dans un premier temps résidente de Blainville, elle est référée à Aminate par Service Québec. L’organisme a pour mission d’accueillir, d’informer et d’accompagner les personnes immigrantes de Terrebonne et Mascouche dans leur parcours d’installation et d’intégration, de sensibiliser la communauté aux enjeux de l’immigration, et de promouvoir le vivre-ensemble. 

Ce lien avec la communauté est la principale motivation de plusieurs nouveaux arrivants qui choisissent la région. Souvent seuls, ils y trouvent de l’aide et des repères, comme le démontre Louise. « Ce n’est pas facile d’arriver quelque part comme immigrant. Quand il y a des activités d’intégration pour faciliter les rencontres et mieux connaitre le territoire, c’est très aidant. Les autorités prennent la peine de nous accueillir et nous souhaitent la bienvenue, c’est significatif. »  

Tous ensemble 

Au pavillon du Grand-Coteau, plus d’une centaine de nouveaux arrivants, arborant des couleurs vives et de larges sourires, se font prendre en photo avec les élues. Parmi eux, une famille originaire d’Algérie parle de son choix de région. « Nous avons quitté Montréal pour venir dans les Moulins. Moi j’aime beaucoup l’hiver et je trouve que les gens sont très courtois. La diversité culturelle nous a attirés, ainsi que la belle nature et la proximité des commerces. » Au cours de la soirée, d’autres participants ont témoigné sur l’importance de la nature et la proximité des commerces. 

Lors de cette soirée, Louise s’est présentée seule, comme plusieurs autres, avec l’espoir de faire des rencontres et de s’intégrer dans la communauté. « Ça nous permet de sortir de notre carcan d’immigrant pour être dans une société ouverte et pour rencontrer des gens. » 

Une soirée de reconnaissance importante 

La cérémonie d’accueil civil, qui a eu lieu le vendredi 17 avril, avait pour but de rassembler les nouveaux arrivants dans la région et de créer des liens avec la communauté. Les élues de la région étaient présentes pour remettre à chacun un certificat d’accueil. La directrice d’Aminate, Hassiba Idir, explique que l’idée est venue lors de l’élaboration de leur plan d’action de 2017 et 2018. « On s’est demandé comment une ville peut être inclusive et accueillante, tout en encourageant les gens à rester ici? Et la réponse a été de rencontrer les maires, puisque plusieurs d’entre eux n’ont jamais accès aux élues dans leur ville natale. C’est un grand honneur. » 

Les maires, Mathieu Traversy et Guillaume Tremblay, étaient présents lors de cette importante soirée annuelle. « Quand on voit des gens du Maroc, de l’Algérie, d’Haïti, de partout à travers le monde choisir notre territoire pour s’établir, ça nous rend fiers et ça démontre toute l’attraction qu’on peut avoir chez nous ici à Terrebonne. », explique Mathieu Traversy.  

« On a la chance d’avoir ce service d’intégration dans la MRC, qui joue un rôle plus qu’important dans notre milieu. J’ai le goût de dire bravo collectivement à l’ensemble de notre communauté. Ça va super bien », conclut Guillaume Tremblay. 

« Je n’ai pas décidé d’immigrer par choix. J’ai dû quitter Haïti à cause de la violence des gangs. » 

– Louise

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