L’entrepreneuriat vibre dans le coeur des jumelles Véronneau Perry 

  • Publié le 28 févr. 2026 (Mis à jour le 2 mars 2026)
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Photo Médialo - Sabrina Quesnel-Bolduc 
Photo Médialo – Sabrina Quesnel-Bolduc 

À l’entrée du nouveau commerce de la montée Masson à Terrebonne, une odeur de café embaume l’air du Café les Deux. Derrière le comptoir, les propriétaires Mélanie et Stéphanie Veronneau Perry préparent le café avec attention. Dans la salle à manger, des étudiantes discutent pendant qu’un homme est plongé dans la lecture d’une pile de livres. Les sœurs jumelles rêvaient d’ouvrir un café-librairie à la retraite. Finalement, elles ont devancé ce projet de plusieurs années. La Revue s’est entretenue avec elles. 

Originaires de Terrebonne, les jumelles tenaient à s’établir dans leur ville natale. La recherche d’un local n’a toutefois pas été simple, les loyers du Vieux-Terrebonne étaient élevés. « On passe tout notre temps ici. On a regardé ailleurs, mais c’est vraiment ici qu’on voulait ouvrir notre café-librairie », explique Stéphanie. 

C’est finalement en consultant des annonces en ligne que Mélanie a trouvé l’endroit qu’elles occupent aujourd’hui. « J’ai eu une intuition. Je voyais déjà le projet prendre forme ici », raconte-t-elle. L’achat du local leur a permis d’obtenir un prix plus raisonnable. 

Le concept du café-librairie repose sur un approvisionnement local. Les ouvrages proposés sont exclusivement d’auteurs québécois et les produits comestibles proviennent de Terrebonne. Leur objectif : offrir un lieu rassembleur qui favorise le sentiment d’appartenance. En réunissant leurs deux passions, la littérature et la cuisine, les jeunes entrepreneures ont créé un emploi à leur image.  

Une première entreprise 

Se lancer en affaires peut sembler intimidant, mais pas pour les Veronneau Perry. Après des études en littérature, Mélanie réalise que la création littéraire n’est pas sa voie. « J’ai choisi ce programme parce que j’aimais lire, mais écrire n’était pas ma force. Je me suis ensuite orientée vers des études pour être bibliothécaire », précise-t-elle. 

De son côté, Stéphanie travaillait comme traductrice lorsque la pandémie lui a fait perdre son emploi. Elle commence alors à aider leur mère, propriétaire d’une garderie, notamment en cuisine. « J’ai découvert que j’adorais ça », raconte-t-elle. Mélanie la rejoint par la suite comme directrice. 

C’est à ce moment qu’elles apprennent les rouages de l’entrepreneuriat et qu’une étincelle s’allume. Lorsque leur mère prend sa retraite, elle leur propose de les soutenir dans leur « projet de retraite ». « Quand elle nous a dit qu’elle voulait nous appuyer pour le café, ç’a été le point de départ », souligne Stéphanie. 

Bien entourées, elles bénéficient aussi de l’expérience entrepreneuriale de leur entourage. « Notre beau-père et notre tante sont dans les affaires. Il nous a aidées à établir le budget, et nous avons été accompagnées par Futurpreneur pour le démarrage », ajoute-t-elle. 

Un lieu pour la communauté 

Les jumelles souhaitent faire du Café les Deux un véritable espace de rencontre. « On aimerait que des clubs de lecture s’y tiennent », confient-elles. C’est déjà le cas puisqu’un groupe s’est formé autour de la sélection québécoise proposée par Mélanie, à l’initiative de parents de l’école Léopold-Gravel. 

Pour l’avenir, les Terrebonniennes rêvent d’un local plus vaste afin d’accueillir davantage de clients et de multiplier les activités communautaires. 

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