C’était la dernière du festival des arts de Mascouche

  • Publié le 13 sept. 2026 (Mis à jour le 14 sept. 2026)
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(Photo gracieuseté)
(Photo gracieuseté)

Le traditionnel chapiteau géant du Festival des arts de Mascouche a fait son retour au parc du Grand-Coteau lors de la fin de semaine du 5 et 6 septembre. Après 38 ans d’animation de la vie culturelle de Mascouche, c’était la dernière fois.  

 Cette fois encore, le public pouvait retrouver œuvres et ateliers sous le chapiteau et dans les pavillons du parc du Grand-Coteau. La directrice du festival, Chantal Peterson, souligne d’emblée que « c’était très émouvant. On a eu de bons hommages. Beaucoup nous ont répété que c’est leur symposium préféré ».  

Cette année, c’est l’artiste saguenéenne Tanya Aubut qui était mise à l’honneur. Il était notamment possible de la voir en action dans le petit pavillon.  

Un manque de fréquentation 

Le festival s’arrête. Parmi les raisons de cet arrêt figure le coût d’un tel événement, particulièrement par rapport à un achalandage plus faible que pour d’autres types de rassemblements. « Un des facteurs qui font qu’on a arrêté, c’est que la Ville s’est questionnée sur l’intérêt des Mascouchois, de la communauté pour cet événement-là, parce que c’est un événement qui coûte cher. La Ville fait un calcul bien mathématique, bien logique de dire que les Mascouchois ne sont pas intéressés à payer aussi cher s’ils n’y vont pas » explique Chantal Peterson.  

La directrice du festival souligne aussi un manque d’infrastructures à Mascouche qui auraient pu permettre de pérenniser l’association. « L’absence d’infrastructures à Mascouche pour tenir des activités artistiques qui pourraient être rentables, par exemple, une salle d’exposition où on aurait pu avoir des allocations de murs pour exposer ou des choses comme ça », souligne Mme Peterson. « Il y a seulement les cours qui apportent un petit revenu supplémentaire, et les cours depuis des années sont rentables. Mais ce n’est pas assez ».  

 La SODAM va prendre le relais 

L’équipe actuelle du festival, dont la directrice générale, Chantal Peterson, organisait l’événement pour la dernière fois. Mais les arts visuels ne disparaitront pas pour autant de Mascouche. C’est la Société de développement et d’animation de Mascouche (SODAM) qui va prendre le relais pour promouvoir les arts visuels. « C’est déjà convenu aussi que toute notre clientèle d’élèves, surtout les jeunes, à partir de l’hiver 2027, ça va passer par la SODAM », rapporte Chantal Peterson.  

Et qu’est-ce que la directrice du festival voudrait voir conserver par la SODAM ? « J’essaierais de coordonner des expositions d’artistes occasionnelles. Nous autres, on avait incorporé l’activité En peignant sur le perron dans le cadre du Festival  Grande Tribu de la SODAM. Je continuerais ça, c’est sûr », conclut Mme Peterson.

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