Marc Lincourt lance son troisième roman

Photo gracieuseté 
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Le résident de Terrebonne, Marc Lincourt, lancera le 8 avril son troisième roman, Je suis l’océan | Le voyage d’Irum, aux éditions Aurora. 

« Écrire, c’est la plus belle chose au monde. Je fais de la peinture, de la sculpture, du dessin, mais c’est un art qui englobe tout. Tu n’as pas sept couleurs, mais 26 lettres avec lesquelles créer, tu peux faire de la magie ».  

Douze années se sont écoulées depuis la sortie de sa deuxième fiction. C’est aussi le temps qu’il a pris pour rédiger ce récit qui trouve racine lors d’un voyage au Pakistan.  

Il y a plus de vingt ans, le Terrebonnien s’exile en France pour développer son art. Lors d’une exposition, la femme de l’ambassadeur l’invite à venir au Pakistan. Il accepte et, durant son séjour, il croise une fillette mendiante qui attire son attention et qui l’inspire : « Je raconte une rencontre qui n’a jamais eu lieu, avec cette fillette. J’ai imaginé toute une histoire autour d’elle puisque je me suis demandé quelle était son histoire », mentionne Marc. Avec l’aide d’un cordonnier, il en apprend de plus en plus chaque jour et est « ébloui » par ce qu’il entend.  

C’est en changeant sa perspective qu’il construit sa fiction et crée le personnage d’Irum, jeune femme illettrée qui s’exile à Montréal : « Je relate comment elle fait pour partir, ces défis et sa vision de la grande ville de Montréal à son arrivée. Elle le découvre comme nous ne l’avons jamais vue. »  

 

 

Une ouverture à l’autre 

Pour l’auteur, son livre arrive à un moment crucial et peut aider à accepter les différences. « Il est facile de juger ceux qu’on croise dans la rue et qu’on ne connait pas, nous n’avons aucune idée de leurs vies. Je souhaiterais que ce livre permette aux lecteurs d’ouvrir leurs perceptions qu’ils ont des gens et qu’il s’intéresse aux autres », mentionne-t-il. 

Un long processus 

D’abord refusée par plusieurs maisons d’édition, M. Lincourt ne perd pas espoir et trouve que « ce n’était simplement pas le bon moment, les maisons d’édition sont surchargées de demandes ». Il poursuit ses recherches jusqu’à ce qu’il rencontre l’éditrice qui trouvera dans son œuvre, un regard nouveau sur une réalité qu’elle connait : « Mon éditrice, Mariam Fekih, est Tunisienne et elle a vu dans cette histoire, une perspective qui l’a touché et qu’elle désirait partager. Il serait possible de la traduire en arabe, selon elle. »  

L’artiste multidisciplinaire réputé de Terrebonne souhaite souligner la sortie de cet opus dans sa ville natale : « Je voulais faire ça, d’un endroit significatif », souligne Marc Lincourt. 

Il invite ses amis et les citoyens curieux à le rejoindre à son lancement à la chapelle du Manoir Masson du collège Saint-Sacrement le 8 avril prochain.  

 

 

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