Marie Onile, une femme investie, sensible et authentique

  • Publié le 12 juill. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Mégane Garceau

La Mascouchoise Marie Onile sera en spectacle le 17 juillet au Théâtre de verdure de l’Île-des-Moulins, à l’occasion des Matinées musicales. L’artiste originaire de Lac-Mégantic s’est entretenue avec La Revue pour partager sa passion, ses inspirations et annoncer une bonne nouvelle.

Cette autrice-compositrice-interprète transporte, par ses mélodies, les auditeurs dans un flux d’histoires touchantes et inspirantes. L’amalgame de mots et de musiques, tissés avec dextérité, permet une écoute légère de thèmes profonds et sensibles. « Je me sers des choses que j’ai vécues. Parfois, je vais approcher des gens qui ont vécu des choses pour m’inspirer », explique Marie Onile. Elle donne en exemple la chanson Yeux de verre, de son deuxième album, qui est librement inspirée d’une personne non voyante dont elle a fait la connaissance.

La tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic a aussi marqué profondément son écriture musicale. L'œuvre J’les imagine encore a été réalisée en mémoire des disparus. « Cette chanson m’a pris deux ans avant que je l’écrive. Je n’arrivais pas à trouver les mots », dit-elle avec émotion. L'interprète conserve de sombres souvenirs de la nuit du 6 juillet 2013. « C’est une petite ville où tout le monde se connaît. Je connaissais la moitié de ceux décédés, raconte-t-elle. Ça a été la nuit la plus longue de ma vie. » Elle qui déteste être inactive, elle rêvait à ce moment d’être pompière. C’est avec la musique qu’elle a évacué ses émotions et laissé place à la reconstruction. Sur son troisième album, à paraître en 2023, on trouvera une autre chanson qui aborde ce drame. Cette pièce est la « commande d’une personne qui a perdu sa sœur dans la tragédie et qui a adopté les enfants de celle-ci », commente-t-elle.

Son bout de chemin

Le public a connu cette talentueuse artiste en 2013, lors de sa participation à La Voix II dans l’équipe de Louis-Jean Cormier. La jeune femme, âgée à l’époque de 17 ans, s’était découvert la possibilité d’une carrière musicale. « La Voix m’a amené le désir de pousser cet art-là plus loin et d’écrire mes propres chansons », dit-elle. Après cette expérience enrichissante, Marie Onile s’est inscrite à l’École nationale de la chanson de Granby. À la suite de sa diplomation, elle a commencé sa carrière avec l'enchaînement de divers concours comme le Festival international de la chanson de Granby et l’Étoile montante Ford.

Un, deux et trois albums

« Le premier album, tu ne sais pas trop comment le faire. Il y a eu beaucoup de démarchage. Le deuxième, je le préfère », avoue-t-elle avec honnêteté. Son troisième album paraîtra en 2023, à moins d’un imprévu. L’écriture maintenant complétée, l’artiste entre bientôt dans son nouveau studio d’enregistrement, construit à même la cour arrière de sa maison. Un projet dont son conjoint, Vincent Appelby, et elle rêvaient depuis longtemps. En attendant la sortie de son prochain album, visitez le site Internet www.marieonile.com pour plus d’information.

Articles les plus consultés

Le 2 avril 2026, la Ville de Terrebonne a dévoilé la programmation du 10e festival POP ton été. Photo gracieuseté - Ville de Terrebonne
Culture

Festival POP ton été : La Ville dévoile sa programmation 2026 

Dévoilement de la programmation de POP ton été par la Ville de Terrebonne : Matt Lang, Kaïn, Loud et Éric Lapointe en tête d'affiche.
Le trio Garçons à marier. (Photo gracieuseté - Guillaume Morin)
Culture

Garçons à marier poursuit son rayonnement canadien

Le trio lanaudois Garçons à marier présentera une vitrine officielle de 12 minutes, le 11 avril, en Alberta, aux Prix de musique folk canadienne.
Le boîtier de cartes poétiques de Louise Warren. (Photo gracieuseté)
Culture

Un appel est lancé pour soutenir le projet Vivaces de Louise Warren

Une campagne de sociofinancement est en cours jusqu'au 22 mai pour permettre la réimpression du boîtier Vivaces de la poète Louise Warren.