L’électrification des transports scolaires demeure un enjeu important

  • Publié le 17 avr. 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

Le député de Masson, Mathieu Lemay, annonçait l’année dernière des investissements pour l’achat d’autobus scolaires électriques. Un an plus tard, il fait une mise au point du dossier. 

« Je ne cacherai pas qu’il y a encore beaucoup de zones grises et de nouveaux développements que nous souhaitons faire. C’est pour cette raison que nous avons décidé de renouveler, pour une année encore, le Programme d’électrification du transport scolaire (PETS) », mentionne Mathieu Lemay en entrevue avec La Revue.

Rappelons que l’objectif du PETS est que d’ici 2023, 65 % des transports scolaires de la région soient rendus électrifiés.

À l’aide du PETS, les entreprises de transports scolaires bénéficient d’une subvention de 150 000 $ pour chaque autobus électrique acheté. « À l’heure actuelle, les autobus n’ont souvent pas suffisamment d’autonomie pour parcourir tout leur trajet, c’est pourquoi nous offrons aussi une subvention de 25 000 $ pour chaque batterie supplémentaire achetée », poursuit le député de Masson.

Un problème préoccupant

Selon Mathieu Lemay, un des enjeux les plus préoccupants à l’heure actuelle est les minibus. « Ils devraient pouvoir parcourir un certain nombre de kilométrages, mais les batteries sont tellement lourdes que ça réduit [leur] autonomie et qu’il peut faire 80 kilomètres tout au plus », dit-il.

Toutefois, les minibus ne peuvent être remplacés par des autobus plus grands puisqu’ils doivent être en mesure de faire demi-tour lorsqu’ils arrivent au bout d’un rang. « Ce que nous tentons de faire c’est de permettre de changer un minibus au diésel ou un autre minibus au diésel, renchérit-il. Même si nous faisons cela, ça n’empêcherait pas d’atteindre l’objectif de 65 % de transport scolaire électrifié d’ici 2030 ».

Aider les plus petites entreprises

Bien que les grandes entreprises de transports scolaires prennent beaucoup de place sur le marché, le député de Masson souhaite aider les plus petites et c’est l’une des raisons de l’extension d’un an du Programme d’électrification du transport scolaire. « Ce que l’on veut éviter c’est que les établissements scolaires soient obligés d’accepter des augmentations de 40 % sur les contrats parce qu’il n’y aurait plus suffisamment de concurrence », conclut Mathieu Lemay, député de Masson.

Ainsi, avec cette aide financière, le Québec réduira les émissions de gaz à effet de serre lié aux transports scolaires.

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