Les enseignants veulent une amélioration de leurs conditions

  • Publié le 1 sept. 2022 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Stéphane Fortier

Nous sommes en période électorale et les enseignants affiliés au Syndicat de l’enseignement de la région des Moulins (SERM), qui regroupe 4 500 membres, en profitent pour dresser leur liste d’épicerie pour le prochain gouvernement. Ils veulent des conditions de travail bonifiées.

Pour le SERM, les promesses faites par le gouvernement au cours des dernières années pour améliorer le quotidien des professeurs et des élèves, c’est bien beau, mais il faut des actions concrètes. Et à l’heure où tous les partis se disputent les 125 sièges à l’Assemblée nationale, il est temps de rappeler les revendications de la classe enseignante, juge le syndicat. « Si le gouvernement veut réellement attirer de nouveaux profs et retenir ceux qui pensent partir, ça prend des améliorations substantielles dans les conditions d’enseignement. Le prochain gouvernement devra impérativement ajuster la taille des groupes, alléger la tâche et revoir la composition de la classe », précise Jean-Louis-Bray, président du SERM.

Ce que le SERM veut  

Pour améliorer les conditions des enseignants et des élèves, estime le syndicat, les classes doivent être mieux équilibrées selon certains paramètres, comme le profil de chaque élève, le nombre de plans d’intervention, les mesures de remédiation, etc. Il faut aussi le bon nombre d’élèves par classe, en fonction de leurs besoins, afin que l’enseignant ait suffisamment de temps à consacrer à chaque élève. Finalement, le SERM demande un travail qui permet aux professeurs de se consacrer à l’enseignement avec moins de tâches administratives pour qu’ils aient plus de temps pour la préparation de cours ou la correction, par exemple. « Au fil des années, les "autres tâches" ont pris des proportions démesurées, que ce soit l’ajout de surveillance ou de tâches administratives. Le personnel enseignant souhaite consacrer plus de temps à la réussite de chacun des élèves. C’est la clé pour mieux soutenir leur réussite éducative. Et c’est encore plus important après les deux années que nous venons de traverser », poursuit Jean-Louis Bray.

Encore une soixantaine de professeurs manquants 

Selon le SERM, encore à ce jour, des contrats ne sont toujours pas octroyés. D’ailleurs, M. Bray a été fort surpris de lire une déclaration du Centre de services scolaire voulant qu’il ne manque encore que cinq enseignants. « Les cinq profs qui manquaient, en date du 1er septembre, c’était cinq permanences. Dans les faits, il reste encore plusieurs postes à [pourvoir], soit une soixantaine pour des tâches allant de 25 % à 100 % (contrats et suppléance) », précise le président du SERM en conclusion.

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