À Mascouche, un projet commercial qui divise les riverains

  • Publié le 14 août 2026 (Mis à jour le 14 août 2026)
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Les travaux de déboisement ont commencé sur le terrain à l'angle de l'avenue de l'Esplanade et du chemin des Anglais. (Photo tirée du groupe Facebook Spotted Mascouche)
Les travaux de déboisement ont commencé sur le terrain à l’angle de l’avenue de l’Esplanade et du chemin des Anglais. (Photo tirée du groupe Facebook Spotted Mascouche)

Le 15 décembre 2025, le maire Guillaume Tremblay annonçait la construction d’un Super C et d’un Jean Coutu à l’intersection du chemin des Anglais et de l’avenue de l’Esplanade, à Mascouche. Bien que l’implantation de ces commerces favorise le développement de la ville selon le maire, le mécontentement se fait sentir chez certains citoyens. 

Le 8 janvier dernier, lors d’une assemblée publique de consultation, des habitants voisins de la parcelle où se construisent les commerces avaient manifesté leurs craintes et leurs désaccords face à ce projet. Depuis, plusieurs personnes se sont exprimées sur les réseaux sociaux au sujet des travaux liés à la construction des commerces, mais aussi à la coupe d’arbres qui s’y rattachent. 

Consciente de la nature 

La Ville nous explique que le secteur avait grandement besoin de commerces qui répondent aux besoins de la vie quotidienne. Aussi, le projet verra le jour sur un terrain privé, situé dans une zone où les usages commerciaux sont autorisés.  

« Le site n’est pas désigné comme une zone de conservation au sens de la réglementation, indique le cabinet du maire. Les enjeux liés aux arbres, aux espaces naturels et à la gestion des eaux ont été évalués et intégrés dans la conception du projet. L’enregistrement d’une servitude de non-déboisement perpétuelle a été exigé au promoteur dans le cadre de l’approbation du projet sur la partie de terrain entre la rue Maple et le projet. »  

« La démarche entourant ce projet a été faite en toute transparence. Les préoccupations soulevées par les riverains ont d’ailleurs été prises en compte dans la conception du projet afin d’avoir le meilleur scénario pour tous. »

Ville de Mascouche

Il est précisé que 100 arbres à grand déploiement, dont plusieurs essences sont indigènes, en plus de plus de 2000 arbres et arbustes, seront plantés sur le terrain. La Ville ajoute qu’outre la servitude de non-déboisement perpétuelle, des conditions ont été imposées au promoteur du projet, MONTONI :  

  • Construction d’un mur antibruit le long de la ligne de lot à l’arrière du site, aménagé sur un talus et planté d’arbres et d’arbustes; qu’il doit construire en premier; 
  • Obligation d’aménager un feu de circulation à la sortie du site, avec l’intersection du Tim Hortons, à ses frais, pour améliorer les conditions de circulation et s’assurer de la sécurité de tous; 
  • Des mesures relatives au bruit des unités de réfrigération et aux heures de fonctionnement de ces unités pour limiter les nuisances sur le voisinage; 
  • Un sentier piéton menant à la rue Maple a été exigé pour améliorer l’accessibilité au commerce à pied ou à vélo pour les résidents du secteur à proximité; 
  • D’autres conditions d’ordres administratives pour assurer la conformité du projet. 

Un terrain privé 

Dès le début du projet, certains riverains ont manifesté leur opposition. Et le début du chantier a ranimé la flamme des opposants. « Le projet de déboiser une grande partie de notre ville pour y construire un immense Super C et un Jean Coutu ne répond pas aux besoins réels de la communauté, a entre autres écrit Isabelle Duplantie sur le groupe Spotted Mascouche. Posons-nous la vraie question : combien d’espaces de vie, de lieux de rencontre et d’endroits pensés pour les familles ont vu le jour à Mascouche dans les dernières années? Nous voyons apparaître toujours plus de commerces… et encore des commerces. » 

Mais si le projet ne fait pas l’unanimité auprès des citoyennes et citoyens, la Ville pouvait difficilement l’empêcher. Elle avait toutefois la responsabilité de l’encadrer le plus sérieusement possible.  

« La démarche entourant ce projet a été faite en toute transparence, nous souligne la Ville. Les préoccupations soulevées par les riverains ont d’ailleurs été prises en compte dans la conception du projet afin d’avoir le meilleur scénario pour tous. De plus, les citoyens des zones concernées avaient aussi la possibilité de demander un référendum touchant ce projet en signant un registre. Le nombre de signatures recueillies n’a pas atteint le minimum requis par la Loi. » 

Cela n’aurait toutefois rien changé au fait que le terrain est privé et développable, ce que la ville ne pouvait modifier sans s’exposer à des poursuites. Des inspections régulières sur le chantier et une communication continue avec le promoteur ont lieu pour s’assurer du respect de l’ensemble des conditions, ajoute-t-on. 

Durée des travaux 

Les travaux devraient s’étendre jusqu’au printemps, voire l’été 2027. La construction du feu de circulation devrait quant à elle s’amorcer cet automne et se terminer au début de l’année 2027. Aucune entrave n’est prévue pour le moment. 

Concept des commerces sur le terrain. (Photo gracieuseté)

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