Nuisances sonores : la présidente de Fransyl réagit

  • Publié le 22 juin 2026 (Mis à jour le 22 juin 2026)
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Capture d'écran de l'entreprise Fransyl, à Terrebonne. (Google Maps)
Capture d’écran de l’entreprise Fransyl, à Terrebonne. (Google Maps)

Le 15 juin dernier, un article de La Revue indiquait que la Ville de Terrebonne travaillait sur différentes pistes de solutions afin de réduire les nuisances sonores causées par les camions circulant dans le Vieux-Terrebonne. Puisqu’un bon nombre de ces camions proviennent de l’entreprise Fransyl, sa présidente, Chantal Morrissette, a tenu à s’exprimer sur la situation.

Cette dernière se dit consciente de cette réalité, rappelant que l’entreprise située sur la rue Léveillé célébrera ses 40 ans cette année. Ainsi, la cohabitation avec le quartier résidentiel avoisinant ne date pas d’hier.

« Beaucoup de nos employés qui ont bâti cette entreprise ont habité le quartier, a souligné la présidente. Ils ont travaillé près de 30 ans chez Fransyl. Donc, on comprend cette cohabitation. Il y a eu quelques fois des changements au niveau des camions, parce que c’était pire avant. »

Un désir de collaborer

Mme Morrissette sent un réel intérêt de la part de la Ville lorsque vient le temps de trouver des solutions pour des problématiques. Elle rappelle du même coup que son entreprise ne peut également gérer les camionneurs qui n’appartiennent pas à Fransyl.

« On a revu depuis quelques années nos façons de faire en tentant de faire des livraisons directement en chantier, nous a-t-elle expliqué. Ça évite que beaucoup de camions arrivent, déchargent, rechargent et repartent. »

La présidente ajoute que l’entreprise exige une prise de rendez-vous lorsqu’un camionneur souhaite venir livrer quelque chose. Donc, bien que cela n’empêche pas le bruit lors de l’arrivée de ce dernier, cela peut aider à contrôler quand et combien de véhicules lourds circulent vers Fransyl en semaine.

Pas le week-end

Une chose est certaine pour Mme Morrissette : ce ne sont pas les camions de Fransyl que les citoyennes et citoyens entendent les samedis matins.

« Depuis au moins cinq ans, il n’y a plus rien qui se passe pour nous le samedi puisque nous sommes fermés, a-t-elle précisé. Donc, à moins d’exceptions, si des camions passent le samedi, peu importe l’heure, ce n’est pas nous. »

En semaine, elle admet que malheureusement, il est en effet possible que des camions circulent à 5 h ou 6 h, car l’industrie de la construction, en plus du trafic à prévoir, veut que ces derniers soient sur les chantiers très tôt.

Ouverte aux idées

La présidente est ouverte à discuter de la situation avec les gens du secteur et soutient la volonté d’améliorer l’impact sonore créé par les véhicules lourds.

« L’ouverture de trouver des solutions à tout ça, je crois qu’elle est commune, a-t-elle conclu. La Ville est d’ailleurs beaucoup plus active ces trois à cinq dernières années dans ces discussions-là. C’est une réalité qui est dommage. On a bâti notre entreprise avec des gens de Terrebonne et pour nous, c’est important. On ne veut pas faire exprès non plus. Mais il y a quand même la réalité d’un parc industriel dans un quartier résidentiel qui est là depuis longtemps. »

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