Conciliation études-travail | Des étudiants témoignent

  • Publié le 31 mars 2026 (Mis à jour le 2 avr. 2026)
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(Photo gracieuseté)
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Raphäelle Therrien et Yacine Bensouda sont tous les deux aux études post-secondaires. Dans les derniers mois, ils ont participé à l’Enquête sur les jeunes et le travail dans Lanaudière. Ils ont accepté de répondre aux questions de l’Hebdo Rive Nord sur leur expérience entre obligations professionnelles et responsabilités académiques. 

Raphaëlle Therrien a 19 ans. Elle étudie les sciences de la nature au Cégep de Lanaudière à L’Assomption dans l’objectif de se diriger vers le milieu de la santé à l’université. La podiatrie et la pharmacologie sont des domaines qui l’attirent.

Depuis l’âge de 15 ans, elle apprend à concilier études et travail. Sa première expérience dans une épicerie a été plus difficile. « Quand j’ai commencé à travailler à 15 ans, ils me faisaient faire des 23 heures. J’avais vraiment beaucoup de difficultés à être capable d’étudier. Pour moi, mes notes étaient assez importantes. J’ai décidé de diminuer mes heures. J’ai trouvé un autre emploi. Ils me donnaient environ 12 heures pendant que j’avais de l’école », raconte l’étudiante.

Raphaëlle a conservé ce travail dans une boutique de Repentigny durant près de deux ans et demi, jusqu’à ce qu’elle intègre le stage rémunéré sur les Masculinités et relations en éducation du professeur Carl Beaudoin l’été dernier. Depuis, elle n’a pas retrouvé d’emploi, mais dit être à la recherche.

Travailler pour se déplacer

Si elle ressent le besoin de travailler durant ses études, c’est principalement pour payer des dépenses personnelles, se déplacer et économiser pour l’université. D’ailleurs, l’absence de revenu s’est fait sentir dans les derniers mois, confie-t-elle. « Je ne peux pas continuer la vie que j’avais. Je ne me paye plus vraiment de collation à l’école. Je prends l’autobus à la place de prendre l’auto parce que je n’ai pas envie de payer le gaz. C’est un peu difficile. C’est pour ça que je recherche un emploi. »

Quoi qu’il en soit, la jeune femme souligne que son prochain travail devra toujours lui permettre de prioriser ses études. « C’est sûr que je resterai à environ 10 heures [par semaine], pas plus, parce que j’étudie pratiquement tout le restant du temps », précise Raphaëlle.

À son sens, cette forme de conciliation études-travail est équilibrée pour elle. Elle lui permet de consacrer le temps nécessaire à son cheminement scolaire, tout en gagnant un peu d’argent en s’aérant les esprits avec des responsabilités professionnelles à l’extérieur.

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Trouver l’équilibre

Tout comme Raphaëlle Therrien, le Repentignois Yacine Bensouda a expérimenté, plus jeune, les défis d’un emploi prenant tout en allant à l’école. « À mon ancien travail, j’avais un poste plus élevé, c’est-à-dire que j’étais chef d’équipe. On me demandait plus d’heures. Parfois, quand j’étais encore au cégep à temps plein, je faisais des 30 heures, par exemple, à mon travail. C’était quand même compliqué de séparer les deux domaines », raconte-t-il, en entrevue avec l’Hebdo Rive Nord.

Aujourd’hui âgé de 21 ans, Yacine étudie l’histoire à l’Université de Montréal dans le but de devenir enseignant. Il a changé d’emploi afin de trouver un équilibre plus doux entre ses différentes obligations.

Du temps pour réviser

Même s’il juge qu’il se débrouillait bien avec un nombre plus élevé d’heures de travail hebdomadaires, Yacine reconnaît les impacts de ce grand investissement à l’emploi sur son parcours scolaire : « Souvent, je finissais le cours, puis j’allais directement au travail, puis je ne prenais pas le temps de réviser le cours. Ça veut dire que souvent, je comprenais moins bien la matière parce que j’avais mis moins de temps dessus. »

Yacine travaille désormais dans un entrepôt à Mascouche, et ce, uniquement les fins de semaine, soit 16 h par semaine. Ce modèle lui convient davantage puisqu’il peut se dévouer entièrement à l’école durant la semaine, tandis qu’il partage son temps entre travail et vie sociale les fins de semaine. Son engagement professionnel répond également à ses besoins financiers qui se résument principalement au paiement de ses frais de scolarité. Yacine confie qu’il réussit même à mettre un peu de sous de côté.

Investis dans leurs études et travailleurs avertis, Raphaëlle et Yacine représentent les 75 % à 80 % de jeunes Lanaudois pour qui la conciliation études-travail se passe bien. Comme la recherche l’a démontré, leur secret semble se trouver dans un nombre modéré d’heures consacrées au travail.

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