Un sursis à quelques heures de l’expulsion

  • Publié le 30 mars 2026 (Mis à jour le 31 mars 2026)
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La famille Pedraza Onate. (Photo gracieuseté – Linda Paola Romero Sanchez)
La famille Pedraza Onate. (Photo gracieuseté – Linda Paola Romero Sanchez)

La famille Pedraza Onate est passée à une journée d’être expulsée du pays, le samedi 28 mars dernier. Leur avocate, Me Marie-Hélène Giroux, nous a confirmé qu’un sursis leur avait finalement été accordé vendredi soir.

Installée au Québec depuis 2018, la famille a fui son pays d’origine en raison de menaces et d’extorsions et répétées de la part de groupes armés illégaux. La semaine dernière, l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) s’apprêtait à la renvoyer en Colombie. 

De son côté, Luc Thériault, député de Montcalm, a appris la situation le mercredi soir, soit trois jours avant la date de renvoi. Le député a trouvé épouvantable le délai, alors qu’une demande de contrôle judiciaire pour l’examen des risques avant renvoi (ERAR), qui évalue les risques courus par les demandeurs en cas de retour dans leur pays, était toujours en cours pour la famille. M. Thériault a donc écrit deux lettres : une à la ministre de l’Immigration et l’autre au ministre de la Sécurité publique.  

« La raison est simple, c’est qu’avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), c’est souvent beaucoup plus long avant d’avoir des réponses, nous a-t-il expliqué. Quand l’IRCC décide d’annuler ou de suivre un renvoi, ils doivent, à ce moment, consulter la Sécurité publique. Aussi, c’est la Sécurité publique qui va ordonner aux services frontaliers de ne pas aller chercher les gens et d’arrêter l’expulsion. Donc, avec le court délai qu’on avait, je pouvais peut-être réussir à faire quelque chose de cette façon. » 

Un travail intense 

Le vendredi matin, le député mentionne avoir vu le ministre de la Sécurité, puis l’IRCC. Il a ensuite travaillé avec la Sécurité publique, ainsi que l’avocate de la famille toute la journée. Il était important pour lui de faire accélérer les dossiers le plus possible compte tenu de l’urgence de la situation.  

« Le vendredi soir, on m’a informé que la famille a obtenu un sursis de six semaines, a indiqué M. Thériault. Je suis très content. Cette famille n’est pas dans ma circonscription, mais il faut comprendre qu’elle est extraordinaire. Il arrive parfois que les dossiers soient incomplets, ou qu’il y ait une erreur dans un dossier à partir duquel on prend une décision. » 

Grâce à la mobilisation des élus et de son avocate, et peut-être aussi à la médiatisation de la situation, la famille va pouvoir aller au bout du processus de contrôle judiciaire pour l’ERAR en restant au Canada.

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