Un hommage vivant aux vétérans

  • Publié le 18 nov. 2024 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

Dans un élan pour renforcer l’ouverture culturelle et l’engagement communautaire de ses élèves, Olha Reshetnikova, enseignante au programme d’éducation intermédiaire (PEI) à l’école Armand-Corbeil, à Terrebonne, a organisé une activité unique autour du jour du Souvenir.

Dans le cadre du programme, les élèves ont été informés sur les événements marquants des guerres mondiales et la signification du coquelicot. L’enseignante souligne qu’il est essentiel que les jeunes sortent de la salle de classe pour appliquer leurs leçons et prendre contact avec la communauté. Ainsi, les élèves ont été encouragés à aller à la rencontre des vétérans dans leur quartier pour les remercier, poser des questions et entamer de petites conversations, un geste simple, mais porteur de sens.

« Souvent, les vétérans sont seuls et peu de gens viennent vers eux, surtout les jeunes. Je voulais que les élèves deviennent des citoyens informés, sensibles à l’histoire de leur pays », explique-t-elle.

Des témoignages touchants

Les retours des élèves et des vétérans ont été touchants. Plusieurs jeunes, pour qui le jour du Souvenir était jusque-là une formalité, ont exprimé leur fierté de porter le coquelicot et de comprendre davantage l’histoire derrière ce symbole.

Xavier Lamarre, par exemple, raconte : « Selon moi, les vétérans ont été surpris, voire émus, de voir un jeune comme moi s’intéresser à eux. Voir un jeune s’intéresser au jour du Souvenir doit leur faire sentir que la nouvelle génération ne les oubliera pas et continuera d’honorer cette journée ». Pour Charlie Desrochers, cette expérience revêtait un sens familial : « Je me sens fière, car mon arrière-grand-père est allé à la guerre et a vécu la guerre mondiale. En achetant un coquelicot, j’ai l’impression d’honorer des personnes comme mon arrière-grand-père ».

Un hommage sincère et personnel

L’impact de ce projet a également permis à certains élèves de prendre conscience du sacrifice des vétérans. « Je me sens fière de soutenir les vétérans et leurs familles, car selon moi, c’est important de se souvenir des gens qui ont donné leur vue pour sauver notre pays », confie Noémie Charbonneau. Hanna Aissiou ajoute : « En donnant aux vétérans et en portant un coquelicot rouge, j’ai ressenti du respect, de l’admiration et de la gratitude envers eux. J’ai aussi été un peu nerveuse de rencontrer des personnes très respectées qui ont dédié leur vie à une communauté, à la société et au pays ».

Une leçon d’appartenance et de gratitude

Ces témoignages montrent à quel point le projet a suscité un sentiment d’appartenance et de reconnaissance chez les élèves. Anass Ait Hammou explique ainsi : « Je me sens vraiment fier de porter ce coquelicot rouge, car cela me permet de me remémorer tout ce que les vétérans ont vécu durant ces longues années et ce qu’ils ont fait pour leur pays ». Rania Arbaoui souligne, quant à elle, l’impact positif de cette initiative sur les vétérans eux-mêmes : « Je pense que les vétérans doivent ressentir une immense gratitude et un profond réconfort en voyant des jeunes comme moi s’intéresser à eux. Cela doit leur réchauffer le cœur de savoir que leurs sacrifices ne sont pas oubliés ». 

Une tradition à pérenniser

Forte de ce succès, Olha Reshetnikova prévoit de réitérer cette activité chaque année, convaincue que connaître l’histoire aide à éviter de répéter les erreurs du passé. Grâce à l’initiative de cette enseignante, ces jeunes portent désormais fièrement le coquelicot, un hommage aux sacrifices de ceux qui les ont précédés.

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