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Style de vie

Jean-Philippe Bergeron : l’adrénaline de la course automobile

  • Publié le 16 juin 2026 (Mis à jour le 16 juin 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Marie-Catherine Goudreau
Photo Matthew Manor - NASCAR
Photo Matthew Manor – NASCAR

Depuis ses premières années en course automobile, Jean-Philippe Bergeron carbure à l’adrénaline et cherche toujours à dépasser sa limite. Le pilote de 27 ans a maintenant atteint la série NASCAR Canada, tout en ayant sa propre entreprise. Il nous raconte son parcours et les coulisses de ce sport qu’on peut qualifier d’extrême.

C’est vers l’âge de 15 ans que Jean-Philippe commence la course automobile. « J’ai toujours aimé les moteurs : motoneiges, quatre-roues, bateaux, etc. […] Juste à 4 ans, je jouais avec mes petites autos et j’adorais ça », raconte-t-il. Puis, c’est lors de la rencontre de la famille Perreault, qui est devenue amie de la famille, que l’idée des courses automobiles naît.  

Gravir les échelons de la NASCAR 

Son parcours débute avec la série Cup Lite à Mirabel. D’année en année, Jean-Philippe augmente progressivement de niveau. Puis, à 16 ans, il remporte sa première course. 

Pour se rendre au niveau professionnel, il y a plusieurs étapes à franchir. D’abord, les commanditaires sont très importants. « C’est un sport très dispendieux, donc il faut trouver de bons partenaires, comme Prolon Controls et JC Perrault qui me suivent depuis le début. Il faut aussi être capable de se qualifier pour avoir accès à la série NASCAR », explique-t-il. Lorsque le niveau augmente, la vitesse augmente aussi, il faut donc avoir de bonnes aptitudes. C’est aux côtés de Martin Perreault, vice-président de JC Perreault, et son père Marc Bergeron, qu’il décide de partir sa propre écurie.  

« Quand on course contre des vétérans, la stratégie de course n’est pas pareille. Il y a vraiment des étapes à franchir. Bien que l’argent aide à atteindre ce niveau, il faut se développer en tant que pilote, avoir un entourage solide et des bonnes relations de presse », affirme le pilote de 27 ans. 

Photo Matthew Manor – NASCAR

Le goût du dépassement 

« J’aime l’adrénaline qu’on va chercher dans la course. On est toujours sur la limite et ça demande une grande discipline. Je suis quelqu’un qui fonctionne beaucoup sur la pression; je performe notamment sur les départs ou les relances. Quand on est proche des autres autos et qu’il faut prendre des décisions calculées et rapides, c’est là mon thrill! » 

Ayant coursé aux côtés d’Alexandre Tagliani, Andrew Ranger ou encore Jacques Villeneuve, Jean-Philippe affirme avoir réalisé un rêve de jeunesse. « Je me posais la question en entrant sur le circuit professionnel s’il y avait vraiment des différences entre courser avec des professionnels et courser avec des amateurs. Oui, il y en a clairement une! Le niveau d’entraînement, la nutrition, le coachage… toute leur concentration est dédiée à la course donc ils font beaucoup moins d’erreurs techniques », dit-il. 

Photo Matthew Manor – NASCAR

Viser plus haut 

Comme Jean-Philippe est également entrepreneur, il consacre moins de temps à son entraînement et a donc décidé de faire moins de courses cette année. Il participera notamment à deux courses en Ontario, au Grand Prix de Trois-Rivières, au Grand Prix de Toronto et au Grand Prix de Mirabel.  

Alors qu’il analyse les courses de la série NASCAR sur RDS, son rêve serait de se rendre au plus haut niveau de course, soit la NASCAR Cup. « J’ai coursé avec des pilotes qui se sont rendus à ce niveau. La réalité est surtout au niveau monétaire, puisque c’est difficile d’avoir des commanditaires. Il y a peu de pilotes qui réussissent à percer », explique-t-il.  

Jean-Philippe continue donc à travailler avec son entreprise pour se rendre le plus loin possible et éventuellement être en mesure d’y participer sans avoir besoin d’autres commanditaires. « Je suis déjà dans un niveau professionnel que je n’aurais jamais pensé me rendre! Quand j’étais jeune, j’allais voir ces courses, alors je suis très fier de ça! » 

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