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Style de vie

Voitures anciennes : une passion qui traverse les générations

  • Publié le 16 juin 2026 (Mis à jour le 16 juin 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Photo Adobe Stock
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Au retour de la belle saison, certains Québécois reprennent la route au volant de leur voiture ancienne. Derrière le volant de ces véhicules de plus de 25 ans se cachent des passionnés qui entretiennent précieusement ces trésors mécaniques tout en garantissant la transmission de ce patrimoine aux générations futures.  

Le virus des voitures anciennes peut toucher n’importe qui à condition que celui-ci ait une attirance pour les vieilles mécaniques et surtout un amour inconditionnel pour les belles choses. Une passion dévorante qu’André Fortin, vice-président du club Voitures Anciennes et Classiques de Montréal qui compte des membres partout dans la province, connait bien. 

«Ça fait exactement 60 ans que je travaille dans les camions. J’ai toujours été dans le transport, raconte-t-il. Pourtant, même si j’étais attiré par ces vieux véhicules, ma famille passait avant tout.» 

  • EN VIDÉO | Michel Beauregard nous parle de sa passion des voitures anciennes et nous présente sa belle Austin Healey 1961. À voir ici!

La passion dévorante des belles carrosseries 

Il aura fallu plusieurs années avant qu’il ne se lance corps et âme dans cette nouvelle vie. «Quand tu es embarqué dans cette passion, tu n’en sors plus, affirme-t-il sans rien regretter. Aujourd’hui, je possède une Ford LTD Sedan 1978. J’en suis le deuxième propriétaire et j’en suis fier, car, avant moi, elle était restée 32 ans dans un entrepôt.» 

Pour Yvon Desjardins, lui-même membre de VACM et garagiste en carrosserie de métier, cette envie de faire perdurer ces modèles de voiture s’explique aussi par leur cachet inimitable. «J’aime ça depuis que je suis tout petit, car mon père et mon grand-père ont toujours travaillé dans les voitures, confie-t-il. Ces voitures sont extraordinaires car, contrairement aux modèles plus modernes, elles ont une vraie personnalité.» 

Et de continuer : «Aujourd’hui, c’est monochrome. Blanc, gris, noir… on voit quand même moins de couleurs qu’avant. Autrefois, elles offraient beaucoup plus de possibilités de personnalisation. On pouvait choisir toutes les couleurs, choisir un toit de vinyle et les options étaient nombreuses.» 

Une fascination intergénérationnelle 

Si ces automobiles semblent aujourd’hui sorties tout droit d’une époque lointaine et révolue, elles ne semblent pas susciter de fascination uniquement chez les plus anciens d’entre nous. Bien au contraire… «Lorsque je sors ma voiture, il m’arrive souvent de croiser des enfants de 4 ou 5 ans qui ne connaissent rien aux voitures. Et pourtant, quand ils voient ma voiture, ils tournent la tête et ont des étoiles plein les yeux», raconte Yvon Desjardins.  

Les adultes, jeunes ou d’âge moyen, s’y intéressent aussi de plus en plus. «Lors des expositions qu’organisent les nombreux clubs présents dans la région, nous voyons des familles et des personnes qui ne possèdent pas ce type de véhicule et, pourtant, cela fait souvent remonter des souvenirs très personnels. On nous dit souvent : Mon père en a eu une comme ça…”», explique André Fortin, qui ne conçoit pas que ces voitures dorment dans un garage à longueur d’année. «Nous ne les voyons pas comme des pièces de musée, mais comme des choses qui doivent vivre et être partagées.» 

Trouver la relève : un défi difficile 

Bien que les évènements organisés par le club et tout particulièrement par VACM attirent chaque été de nombreux visiteurs, susciter l’envie de se lancer et trouver la relève est assez difficile. Il faut dire qu’entre le coût des véhicules et le prix de l’essence en augmentation constante, certains, bien qu’attirés par ces modèles, hésitent.  

«La relève, c’est un vrai enjeu, reconnaît André Fortin. On a besoin de nouvelles personnes qui se lancent pour faire perdurer ces voitures, surtout dans une province où il y a de moins en moins de voitures disponibles.» En effet, depuis quelque temps, les collectionneurs québécois sont confrontés à un phénomène difficile à contrer : le départ des véhicules vers l’Europe. «Le Québec était renommé pour être un lieu avec de très belles voitures anciennes, mais elles s’en vont toutes.» 

Mais hors de question pour les clubs et leurs membres de baisser les bras tant ils voient dans leur passion un moyen unique de faire perdurer un patrimoine si particulier. «La voiture, à la limite, c’est le prétexte. Le plus important, c’est ce qu’on transmet aux générations futures qui n’auront jamais eu la chance de connaitre ces véhicules pendant leur jeunesse.»  

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